Sotouboua, 29 juil. (ATOP) – Des écogardes et agents forestiers ont été formés en techniques de renseignement et d’enquête lors d’un atelier organisé par le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières les 27 et 28 juillet à Sotouboua.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet « Réduction de l’impact de la pandémie de la Covid-19 sur la conservation des éléphants dans le parc national Fazao-Malfakassa ». Ce projet est financé par le Programme des nations unies pour l’environnement (PNUE) et le Fonds pour l’Eléphant d’Afrique (AEF).
L’objectif de cette formation est de réduire les menaces et pressions des communautés locales sur les éléphants et leur habitat dans le parc national Fazao-Malfakassa à travers l’amélioration de l’application de la loi en matière de conservation et de lutte contre le trafic de spécimens de la faune et de la flore. Il s’est agi, spécifiquement, d’outiller les écogardes et les agents de surveillance du parc en techniques de renseignement et d’enquête pour combattre efficacement le braconnage et le trafic de spécimens sauvages d’éléphants ainsi que contre tous autres délits dans le parc.
Les participants ont été instruits sur les notions simples de droit pénal et de renseignement ainsi que sur les indices et pièces à collecter pour la manifestation de la preuve. Ils ont appris également à fouiller un lieu, un local ou un véhicule à la recherche d’individus ou d’objets susceptibles de servir à l’éclatement de la vérité. Ces écogardes et agents forestiers ont aussi approfondi leurs connaissances sur la saisie des objets.
Le préfet de Sotouboua, Pali Tchabi Passabi a témoigné sa gratitude au chef de l’Etat, Faure Gnassingbé pour sa politique de préservation de la faune et de la flore. Il a relevé les problèmes auxquels le parc national Fazao-Malfakassa fait face, notamment en matière de protection de l’éléphant. Il a convié les bénéficiaires de cette formation à appliquer les acquis pour mieux protéger le parc.
Le représentant du directeur régional Centrale de l’Environnement, Cdt. Tchamdja Abalo, a fait savoir que la propagation de la Covid-19 et les mesures barrières édictées ont favorisé le retour des jeunes dans les milieux ruraux. Ceux-ci, précise-t-il, s’adonnent aux activités de braconnage, de la carbonisation, du sciage et du défrichement dans les aires protégées en vue de surmonter la crise alors que les écogardes ne sont pas suffisamment outillés pour rechercher les auteurs. C’est pourquoi, souligne-t-il, ce projet est initié pour renforcer la capacité de ces derniers pour faire face à ces problèmes. Il a invité les populations riveraines à s’impliquer dans la protection du parc en collaborant avec les écogardes et en dénonçant les activités illégales.
ATOP/BTP/AJA






