Sokodé, 25 août (ATOP) – Un atelier de formation de 30 artisans couturiers, membres de la Chambre préfectorale des métiers (CPM) Tchaoudjo sur la broderie chinoise à base de la machine à coudre a pris fin, le mardi 23 août à Sokodé, dans la commune de Tchaoudjo 1.
Cette formation de huit jours a été initiée par la CPM, avec l’appui du Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnels (FNAFPP). L’objectif est d’améliorer les performances de ces maîtres couturiers et maîtresses couturières, formés en deux vagues de 15 personnes, sur le modèle de la broderie chinoise à l’aide de la machine à coudre.
Les participants ont appris à connaître, entre autres, les instruments de la broderie et leur mode d’utilisation, les processus technologiques de la broderie à la machine, la coupe des tissus et la technologie imprimée. Ils se sont familiarisés également avec les différents fils de la broderie, les ponts, les lignes de broderie et leurs usages. La formation a été assurée par le cabinet « Style César », basé à Sokodé.
Le secrétaire général de la préfecture de Tchaoudjo, Daro Ouro-Akondo a invité les participants à dupliquer les acquis à leurs collègues et surtout à leurs apprentis. Il leur a, par ailleurs, demandé, d’être vigilants pour contrer l’extrémisme violent et les attaques terroristes qui menacent le pays afin de préserver la paix et la cohésion sociales chères au chef de l’Etat, Faure Gnassingbé.
Le président de la CPM, Tchacondo Boutchou a justifié ce recyclage par le souci de combler les manquements observés dans les prestations des couturiers sur le terrain. Il est constaté que les clients exigent de plus en plus les modèles qui nous viennent des autres pays surtout le style de la broderie chinoise, a-t-il affirmé. Malheureusement nos couturiers avec beaucoup d’années d’expériences, ne maîtrisent pas cette technologie venue de la chine. Ceci entraîne souvent les clients à l’achat des vêtements dits prêt à porter, a-t-il déploré. Pour lui, cette situation constitue un manque à gagner pour les couturiers, c’est pourquoi cette formation a été organisée à leur endroit pour leur permettre de s’adapter à cette technologie.
La représentante du cabinet « Style César », Mme Dzogba Pikiliwé a déclaré qu’avec tous les enseignements reçus les participants sont désormais outillés en broderie chinoise. Pour elle, il leur revient d’appliquer les acquis pour répondre aux attentes de leurs clients.
Mme Akakpo Amama a, au nom des bénéficiaires, exprimé leur satisfaction par rapport à cette formation qui leur permettra d’être plus performantes. Avant quand les clients venaient nous voir pour la confection des tenues sur le modèle chinois nous ne savons quoi faire et ils repartent déçus mais aujourd’hui nous sommes très très satisfaits parce que nous savons tout de la broderie chinoise pour répondre à leurs attentes et gagner beaucoup plus d’argent, a dit Mme Akakpo. Elle a remercié la CPM, le FNAFPP et promis traduire dans les faits les acquis de cette formation.
ATOP/MEK/AJA






