Lomé, 25 août (ATOP) – Les ministres de la Santé et les experts à la 72e session du comité de l’OMS Afrique ont adopté, le jeudi 25 août à Lomé, une nouvelle stratégie régionale pour la sécurité sanitaire et les urgences 2022-2030.
Cette stratégie, retenue au 4e jour des travaux de cette session, inclut des mécanismes de renforcement des partenariats et de collaboration multisectorielle, en s’assurant d’un investissement soutenu consacré à l’éradication de la polio et de la COVID-19. A travers cet instrument, les États membres conviennent d’atteindre, d’ici les huit prochaines années, douze objectifs devant renforcer leurs capacités à prévenir et à répondre aux urgences sanitaires. Cette stratégie entend amener « 80 % des États membres à disposer d’un financement prévisible et durable de la sécurité sanitaire, 90 % doivent mobiliser une réponse efficace aux urgences de santé publique dans les 24 heures suivant leur détection et tous les pays doivent disposer de 80 % de districts sanitaires dotés de programmes fonctionnels de prestation de services et de programme d’amélioration de la qualité ».
Une priorité à la construction de systèmes de santé résilients
« La COVID-19 rappelle à la région africaine la nécessité d’accorder la priorité à la construction de systèmes de santé résilients capables de fournir des soins de santé de qualité tout en faisant face à des urgences de santé publique », a déclaré Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. Elle a insisté sur la nécessité d’une approche « Une seule santé » et d’investir dans la prévention et la préparation à des urgences. « En investissant maintenant, nous pouvons prévenir un effondrement économique et social dans le futur », a souhaité Dr Moeti.
Cette stratégie est le fruit de consultations approfondies avec les ministères africains de la santé et d’autres institutions. La directrice régionale a signifié que les États membres se sont accordés à faire preuve de volonté politique pour mettre en œuvre la stratégie.
L’Afrique enregistre le plus lourd fardeau des urgences de santé publique. Avant l’émergence de la COVID-19, les principales causes d’épidémies étaient le choléra, la rougeole, la fièvre jaune, la méningite à méningocoque, la grippe et les fièvres hémorragiques virales, dont la plupart peuvent être évitées en renforçant la vaccination de routine.
ATOP/AJA/DHK






