Lomé, 26 août (ATOP)– Le Manuel des procédures pour l’identification et la prise en charge des personnes à risque et des victimes de traite au Togo actualisé, a été validé au cours d’un atelier tenu les 25 et 26 août à Lomé.
Cet atelier a permis aux différents acteurs clés d’améliorer le contenu du rapport provisoire avant sa validation. Cette activité est une étape de la mise en œuvre du Projet régional d’appui à la lutte contre la traite des personnes, mis en œuvre par l’agence « Expertise France » depuis 2019 dans le Golfe de Guinée. Sa finalité est d’avoir un système national intégré pour le référencement des victimes à des services d’assistance effectifs et adaptés.
L’actualisation dudit Manuel fait partie de la composante 3 du projet dont le but est de renforcer les services spécialisés et le droit commun accessibles aux victimes de la traite. Le Manuel prend en compte l’analyse diagnostique du système national actuel de référencement des personnes victimes de traite au Togo et la cartographie des acteurs et des structures actuelles de prise en charge, ses forces, faiblesses et points de convergence. Il comprend aussi les recommandations inclues dans la cartographie des acteurs intervenant dans le système.
Pour le président de la Commission nationale de lutte contre la traite des personnes, Kondoh Kandalè, ce phénomène est considéré comme la 3ème forme de criminalité la plus répandue dans le monde, après le trafic d’armes et de stupéfiants. Il a révélé que, selon le tableau de bord sur la protection des enfants au Togo, 2332 enfants ont été victimes de traite en 2016 ; 1075 en 2017 et 732 en 2018. « Les formes d’exploitation les plus répandues sont le travail forcé et l’exploitation sexuelle. D’autres formes d’exploitation telles que l’esclavage, la servitude et le trafic d’organes sont également identifiées », a-t-il souligné. D’après M. Kondoh, les enfants sont encore plus susceptibles d’être victimes de ce phénomène dans un contexte où les conditions socio-économiques des familles sont exacerbées par la crise à la Covid-19, l’extrémisme violent et la guerre russo-ukrainienne. Il a insisté sur la nécessité de poursuivre et d’accentuer les actions pour mettre un frein à cette pratique.
Ce projet régional d’appui à la lutte contre la traite des personnes est axé sur quatre composantes stratégiques, notamment, le renforcement institutionnel ; l’application des lois ; la protection des victimes et la coopération régionale.
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