Bassar, 6 sept. (ATOP) – L’association N’câm Naacooku a organisé le vendredi 2 septembre une journée de promotion de la langue N’câm parlée dans la préfecture de Bassar et la revalorisation de la danse «Koutakpabéou » en voie de disparition dans la localité.
La danse Koutakpabéou s’exécute lors des réjouissances particulières de grandes personnes au son de la musique du ou des griots utilisant des guitares traditionnelles monocordes ou à double cordes. Elle se joue sur la cuisse accompagnée de tambourins et des gongs ou castagnettes en bois.
Inspirés par des esprits au cours de cette danse, les griots lisent dans l’avenir et entonnent des chants de gloire tout en faisant l’éloge d’une personnalité. Ils entonnent aussi des chants d’un probable bonheur ou malheur qui pourrait advenir à une personne ou à une communauté. Ceci permet de prendre des dispositions pour éloigner le malheur afin que le bonheur puisse se produire.
L’organisation de cette manifestation se situe dans le cadre de la célébration de la 58é édition de la fête traditionnelle D’pontre-N’Nidak. Elle vise à amener le peuple Bassar à se ressourcer dans sa diversité culturelle et à sauvegarder des pratiques traditionnelles, notamment certains rites et danses non néfastes à l’homme. Il s’agit également d’amener les Bassar à bien parler leur dialecte « N’câm ».
« Avec le brassage ethnique, il y a eu des interférences linguistiques qui ont modifié la langue N’câm. Dans nos communautés on ne parle plus le vrai N’câm. Par ces manifestations, ma structure entend amener tous les Bassar à bien parler le vrai N’câm », a expliqué le président de l’association N’câm Nacooku, Martin Yawo Yao.
Créé en 2018, l’association N’câm Nacooku est une initiative des locuteurs de la langue N’câm.
ATOP/SKP/TJ






