Lomé, 6 sept. (ATOP) – Les Etats membres du Conseil paix et sécurité (CPS) de l’Union africaine ont été appelés à collaborer davantage afin de faire taire définitivement les armes en Afrique. L’appel a été lancé au cours d’une conférence de presse organisée le lundi 5 septembre à Lomé, à l’issue des travaux de lancement du mois de l’amnistie en Afrique.
Cette conférence de presse a été animée par la présidente du Conseil paix et sécurité de l’Union Africaine, Mme Amma Adomaa Twum-Amaoh, le Commissaire de l’UA aux Affaires politiques, à la Paix et à la Sécurité, Bankole Adeoye et le directeur du Centre régional des Nations unies pour la paix et le désarmement (UNREC), Anselme Yabouri. Elle a été une occasion pour éclairer les journalistes sur le sujet afin de solliciter leur contribution, celle de sensibiliser davantage les populations à œuvrer pour la non circulation d’armes illicites.
Les conférenciers ont présenté aux hommes des medias, des recommandations prisent à l’issue des échanges. Il s’agit entre autres, d’encourager les Etats membres du CPS à sensibiliser les populations sur l’existence du mois de l’amnistie en Afrique ; à élaborer un modèle d’établissement de rapports des travaux entrepris durant le mois de l’amnistie ; à explorer des voies et moyens pour fournir des données concrètes sur la circulation des armes légères et de petits calibres.
Selon les orateurs, la commémoration du mois de l’amnistie vise à réduire les armes illicites en circulation afin de préserver la paix pour le développement du contient. Ils ont indiqué qu’en Afrique, les armes légères font plus de dégâts car elles sont utilisées par les terroristes pour angoisser et massacrer les populations. Elles font plus de victimes au sein des populations civiles et déstabilisent les Etats, c’est pourquoi il est important de lutter contre l’usage de ces armes. Les conférenciers ont indiqué qu’au regard de la situation sécuritaire dont fait face le continent, il est primordial d’agir maintenant afin de lutter contre ce fléau qui entrave le développement du contient. C’est pourquoi, disent-ils, il est opportun de mener des sensibilisations auprès de toutes les couches sociales afin de permettre à tout citoyen en possession d’arme illégale de le remettre volontairement, sous réserve d’anonymat et d’immunité de poursuites, aux autorités compétentes durant ce mois. Les intervenants ont souligné que les échanges d’expériences et d’information menés permettront d’améliorer les stratégies en cours.
Parlant des sources d’approvisionnement des armes illicites, les conférenciers ont souligné qu’elles proviennent des différents réseaux transnationaux et atterrissent entre les mains des individus sans foi. Ils ont ajouté que la déstabilisation de la Libye favorise la prolifération des armes illicites sur le continent sans oublier les attaques terroristes des camps militaires qui permettent aux auteurs de se procurer des armes.
En vue de faire taire les armes d’ici 2030, les participants souhaitent que les Etats intensifient les sensibilisations au sein des populations et qu’il y ait une franche collaboration entre tous les acteurs en vue d’atteindre les objectifs. L’UA est assistée dans ses initiatives de désarmement par les Nations unies selon le principe de subsidiarité.
Au total quinze pays ont pris part à la cérémonie de lancement du « Mois de l’amnistie en Afrique 2022 » entre autres, le Burundi, le Cameroun, le Congo, le Djibouti, la Gambie, le Ghana, l’Ouganda et le Zimbabwe.
ATOP/BA/OAF






