
Tsévié, 13 oct. (ATOP) – Le Centre de Développement des Enfants et des Jeunes (CDEJ), Aménuvévé de Davié, en partenariat avec la direction préfectorale de l’action sociale du Zio et la coordination régionale de l’Association Togolaise du Bien Être Familial Maritime (ATBEF-M), a commémoré le mois de la lutte contre le cancer du sein ou « Octobre Rose », le mercredi 12 octobre à Davié.
Cette célébration a été marquée par une séance de sensibilisation autour de deux thèmes, à savoir « la lutte contre le cancer de sein » et « la lutte contre le viol ». Ces thèmes sont développés par la coordinatrice régionale de l’ATBEF, Mme Mouyibatou Estelle et le directeur préfectoral de l’Action social Zio, Dogbla Togbévi.
Pour Mme Mouyibatou, il s’agit de sensibiliser les femmes de Davié et ses environs sur les signes du cancer du sein. Ces signes sont, entre autres, une masse dure dans un sein, fixe ou mobile, aux contours souvent irréguliers, des ganglions gonflés et durs, non douloureux, au niveau de l’aisselle, des écoulements spontanés au niveau d’un des deux mamelons et une modification d’un mamelon ou de l’aspect de la peau du sein. Aussi elle a relevé une modification de la taille ou de la forme des seins; apparition de fossettes ou de plis dans la peau d’un sein; rougeur, enflure ou chaleur accrue dans un sein; démangeaison persistante; mamelon inversé, c’est-à-dire tourné vers l’intérieur; croûte ou desquamation (petites lamelles de peau qui se détachent) sur un mamelon). Et la nécessité d’aller se faire consulter par un médecin en cas de ces signes. Elle a présenté la statistique du cancer de sein au plan national. Cette statistique entre 2016 et 2020 issue du registre hospitalier en matière de cancer au Togo est de 27,1%. Concernant les moyens de prévention, il convient de limiter la consommation d’alcool ; d’éviter la cigarette ; de contrôler le poids ; de privilégier l’allaitement et de pratiquer les activités physiques. Mme Mouyibatou a incité les femmes à faire l’auto palpation des seins afin de se rendre compte par elles-mêmes des risques de développer un cancer de sein.
Après avoir défini le viol comme un rapport sexuel fait avec un partenaire sans son consentement, M. Dogbla a présenté les conséquences sur la victime et sur l’auteur. Au sujet de la victime il a expliqué que le viol peut engendrer la contamination aux maladies sexuellement transmissibles, la fistule obstétricale et les problèmes gynécologiques. Pour l’orateur, il est passible de peines juridiques pouvant conduire à l’emprisonnement. M. Dogbla a demandé à l’auditoire de dénoncer tous les cas de viol qui pourraient se produire dans la communauté afin de sauver des victimes.
Pour le coordonnateur du CDEJ Aménuvévé, Doglo Mawulomi, la santé des parents des enfants que le centre encadre est un avantage pour la continuation des actions. C’est pourquoi cette action a été organisée à l’intention des femmes qui sont dans une certaine mesure des partenaires du centre. ATOP/AKM/SED






