Au sud-est du quartier Hedjranawe (Tchambakomé), dans la commune golfe 2, des femmes continuent le commerce du charbon de bois, de nos jours. C’est en négligence des conséquences sur la santé.
Devant de nombreuses maisons, des sacs de charbon de bois sont empilés les uns sur les autres en attente des acheteurs.
Kokoè, la quarantaine, vêtue d’une robe jaune tachetée de noir, assise à côté de sa marchandise, pratique ce commerce depuis 10 ans. Pour elle, c’est un secteur rentable cependant source de beaucoup de maladies. Le jour que je vends beaucoup, j’ai les maux de tête. Mon nez est rempli de poussière noire. Je suis régulièrement enrhumée. Je sais que ce commerce me tue. Que faire ? Ça marche dans le milieu et cela m’aide à prendre soin de ma famille.
À 10 mètres de là, Davodou d’un certain âge, cheveux gris, raisonne :
L’usage du charbon de bois donne la chaleur. Il parait que c’est toxique. je ne l’utilise pas trop. Je vends parce qu’il y a la demande et j’ai besoin d’argent pour vivre.
Tout près de là, Tassi, assise dans une chaise qui la supporte à peine à cause de son poids, à côté de ses tas de charbon attachés dans des sachets noirs, nie tout en bloc. Pour elle, c’est un commerce de famille. Sa grande mère a vendu, sa mère continue par vendre et ses propres enfants vendront. “ Ça n’a jamais tué personne même si on dit que ça donne des maladies’’ s’est-elle exclamée.
La plupart des habitants de Hedzranawoe sont conscients conséquences néfastes de la commercialisation et l’utilisation du charbon de bois sur la santé. Seulement il leur est difficile d’arrêter.
ATOP/MG






