
A l’état civil de Kara Dongoyo les parents vont déclarer les naissances de leurs enfants. Ce 16 juin un riverain ignorant les facilités d’obtention de ce certificat n°1 est tout joyeux de l’avoir pour son nouveau-né.
Agé d’une quarantaine d’années, cheveux bien coiffés, chemise pagne bien repassée posée sur un pantalon bleu marine avec des chaussures en cuir noir, Gnama Sékou Fèrèkpawa sort du bureau annexe de l’état civil de Dongoyo non loin des locaux de Radio Kara. Souriant, visiblement satisfait il tient entre ses mains le certificat de naissance de sa 1ère fille Watchina Marie sans rien payer. Ceci est l’aboutissement d’un processus enclenché seulement le 10 juin par le dépôt de la déclaration de naissance et de sa pièce d’identité ainsi que celle de sa femme.
Conseillé par la sage-femme d’aller déclarer la naissance de sa fille à l’état civil de sa commune de résidence, Gnama dit s’y être rendu le 10 et avait rendez-vous 24 heures après pour le retrait. Pris par les occupations quotidiennes et les aller-retours à la maternité auprès de sa femme et son nouveau-né, il n’a pu se dégager que quatre jours après. Une fois sur place, l’agent d’état civil lui remet sans protocole l’acte de naissance et le félicite.
Il y a plus de bonheur à déclarer la naissance d’un enfant à l’état civil que de le faire tout simplement.
Il faut rappeler que le bureau annexe de l’état-civil de Dongoyo reçoit en moyenne quinze demandes de certificat par jour depuis janvier 2022. Cet engouement est la conséquence de l’application du décret gouvernemental rendant gratuite la délivrance de l’acte de naissance au Togo. ATOP/TKS.






