
Sokodé, 7 nov. (ATOP) – Un atelier de formation des acteurs financiers des collectivités locales togolaises sur la « Gestion efficace des finances locales : cadre légal, responsabilités, outils et méthodes » a démarré le lundi 7 novembre à Sokodé, dans la commune de Tchaoudjo1.
L’atelier de deux jours est organisé par la Faitière des communes du Togo (FCT), avec l’appui du Programme Décentralisation et Gouvernance (PRoDeG IV) mis en œuvre par la GIZ. Il regroupe une cinquantaine d’acteurs de la chaîne des finances locales (maires, trésoriers, contrôleurs financiers, cadres de la cour des comptes, DNCMP de mairie). Il implique les ministères et institutions de tutelle et les institutions impliquées dans la chaîne de production, de gestion et de contrôle des finances locales.
L’objectif est de contribuer à la gestion efficace, efficiente et transparente des finances locales. Il s’agit, spécifiquement, d’accompagner les communes dans leurs besoins, de faire mieux connaître le rôle et responsabilités de chaque acteur de la chaîne d’exécution du budget communal et de renforcer la transparence et l’efficacité de gestion des finances publiques locales.
Les participants seront instruits, à travers plusieurs modules, sur le cadre juridique de l’organisation des collectivités locales et de la comptabilité publique locale. Ils seront également renseignés sur les procédures et outils indispensables à la préparation et à l’exécution du budget local. Les séminaristes seront aussi renforcés sur le transfert des ressources financières aux communes, le rapport entre l’ordonnateur et les comptables publics locaux. Ils examineront, en outre, les observations et constats faits par la cour des comptes sur la gestion financière des communes. Ces acteurs se familiariseront, enfin, avec le processus de passation des marchés publics dans les communes togolaises avec un accent sur les stratégies à mettre en œuvre pour une transparence.
Le préfet de Tchaoudjo, Col. Monpion Matéindou a rappelé l’importance qu’accorde le gouvernement, sous l’impulsion du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé à la décentralisation. A ses dires, la thématique retenue est d’actualité, aussi bien pour les acteurs étatiques que pour ceux des collectivités territoriales. « Aujourd’hui, la question de redevabilité vis-à-vis du citoyen en matière de gouvernance des finances publiques et locales est une préoccupation réelle, au regard des défis de réduction de la pauvreté et du développement des territoires communaux », a-t-il souligné. Il a souhaité que de ces assises sortent des recommandations permettant d’asseoir des outils fonctionnels et performants de gestion saine des finances publiques.
Le vice-président de la FCT de la Centrale, Agoro Sansani Tchédré, a rappelé que cet atelier vient renforcer les compétences des nouvelles autorités communales à faire face aux énormes difficultés liées aux besoins des populations en termes d’offres de services essentiels et d’infrastructures socio-collectives. « Ces difficultés sont dues non seulement au manque de ressources financières et techniques mais aussi aux problèmes liés à l’exécution des budgets en termes d’investissement au bénéfice des populations communales », a-t-il précisé. Il a remercié le PRoDeG IV pour son engagement « constant » à soutenir les actions de la FCT.
ATOP/MEK/AJA






