
Dapaong, 22 nov. (ATOP) – Les résultats de l’étude de la cartographie des acteurs, des résultats et des besoins en recherche et innovation et de la plateforme régionale numérique du projet « Valorising Research Results and Innovation in West Africa» (VaRRIWA) ont été vulgarisés, le lundi 21 novembre à Dapaong.
Cette activité est organisée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche à travers la Direction de la recherche scientifique et technique du Togo (DRST). Elle a pour objectif de partager les résultats de l’étude de la cartographie des acteurs, des besoins et des offres en matière de recherche et innovation. Elle entend aussi susciter des échanges sur la situation de la recherche et de l’innovation et les leviers à activer pour renforcer la contribution de la recherche au développement du pays et de la région ouest-africaine.
Les résultats sont présentés en fonction des objectifs de l’étude. Pour l’objectif 1, on dénombre un total de 52 principaux acteurs de la recherche et innovation en fonction de leurs champs.
Concernant l’objectif 2, 203 innovations ont été répertoriées y compris 29 innovations des inventeurs et innovateurs isolés dont16 ont fait objet d’un brevet. S’agissant du troisième objectif, les contrats d’exploitation des licences de brevet sont au nombre de deux (02) ; trois (03) inventeurs détenteurs de brevets exploitent eux-mêmes leurs brevets. Quant au 4ème objectif, on note 23 principales innovations et découvertes scientifiques au cours de ces 5 dernières années qui n’ont pas pu être exploitées en raison de manque de synergie entre le monde de la recherche et celui de l’économie. De plus, la cinquième partie relative au 5ème objectif présente les besoins en recherche-innovation des entreprises et de la société civile en parallèle avec les réponses existantes ou non, couvrant divers domaines.
Par rapport aux principaux acteurs de la recherche et domaines d’intervention, les résultats indiquent qu’ils interviennent dans divers domaines dont les plus importants sont les sciences agricoles et vétérinaires (69,23%), les sciences de la vie et de la terre (26,92%) et les sciences sociales (23,08%). Par contre, on constate une faible présence des acteurs de la recherche et innovation dans les Sciences pures (3,85%) et les sciences de l’ingénierie (7,69%) qui sont aujourd’hui considérées comme les secteurs les plus porteurs et inscrits comme prioritaires pour le pays, selon le document présenté. Les mêmes résultats révèlent que c’est d’ailleurs en connaissance de cause que le Togo s’est doté de deux lycées scientifiques et plus récemment de sa première école polytechnique pour pallier le déficit de compétences dans les domaines technologiques.
Les parties prenantes ont également suivi la présentation de la plateforme régionale numérique www.social.varriwa.com. Elle vient créer le lien entre les chercheurs et innovateurs. Autrement dit, les chercheurs, les inventeurs et les innovateurs auront accès à cette plateforme en créant des comptes et ils rentreront en contact avec le monde régional, notamment ceux du Bénin, Burkina Faso Sénégal et du Togo.
Le secrétaire général de la préfecture de Tône, Esso Pirénéwè a indiqué que le projet VaRRIWA s’inscrit dans les dix ambitions de la feuille de route gouvernementale à l’axe stratégique N⁰1, renforcer l’inclusion et l’harmonie sociale et garantir la paix. « Il vient, à point nommé pour repenser le développement technologique en tant qu’élément incontournable du développement global du pays » a-t-il dit.
Pour la cheffe du projet VaRRIWA, Dr. Akoueté Ayaba Edwige, il est prévu dans l’agenda du projet, un certain nombre d’activités, notamment la sensibilisation qui est l’étape première effectuée en novembre 2021 dernier, suivi de l’étude de la cartographie des résultats, des besoins en recherche et innovation.
L’atelier de vulgarisation a regroupé les chercheurs, les innovateurs, les inventeurs, les entrepreneurs, les incubateurs, les structures d’accompagnement, les organisations de la société civile et les autorités politico-administratives de la région des Savanes. Il a pris fin par l’enrôlement des acteurs sur la plateforme régionale numérique.
ATOP/BBG/MG






