
Lomé, 02 déc. (ATOP) – La Société aéroportuaire de Lomé Tokoin (SALT) a simulé un crash d’avion le vendredi 2 décembre à Lomé, pour tester l’efficacité de ces cellules d’intervention dans les éventuelles opérations d’urgence ou de catastrophe.
Cette simulation intervient dans la logique du plan de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) qui fait obligation aux aéroports de dérouler périodiquement des exercices afin d’évaluer l’efficacité de l’ensemble du plan d’urgence aéroportuaire dans des conditions réalistes. Selon le scénario, un avion en provenance d’Addis Abéba avec à son bord 55 personnes dont 5 membres de l’équipage et du matériel chimique, éprouve des difficultés à quelques kilomètres d’arrivée. Ce vol qui était attendu l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma de Lomé à 7h 15 mn, s’est malheureusement écrasé à 7h 12 mn, à 1000 m d’attitude au niveau de l’aérodrome à quelques mètres de la clôture de l’aéroport. L’avion qui transportait également
Le crash a malheureusement fait deux décès (le pilote et une nourrice), 30 blessés graves, 15 blessés légers et 9 indemnes. Après le crash, le Centre des opérations d’urgence (CDOU) de l’aéroport a lancé l’alerte pour mobiliser toutes les cellules impliquées dans la gestion de ce cas d’urgence. Il s’agit, entre autres, des cellules logistique, infrastructure, médicale, sécuritaire, accueil des passagers et communication. Celles-ci se sont déployées sur le lieu du crash pour gérer la situation dans un poste médical aménagé. Le lieu a été sécurisé, des tentes érigées, l’incendie provoqué par le matériel chimique maitrisée, les premiers soins apportés et les cas graves évacués. Tout cela entre 7h 15 mn et 9h 30 mn, démontrant ainsi l’efficacité du système mis en place.
Le ministre en charge des Transports, Affoh Atcha-Dédji et son collègue en charge de la Sécurité, Yark Damahame qui ont suivi de bout en bout tout le processus de l’opération se sont dit satisfait de l’instantanéité de la réaction de toutes les cellules impliquées dans la gestion de ce cas d’urgence. Ils ont félicité tous les acteurs tout en exhortant à améliorer les quelques imperfections relevées par l’équipe des évaluateurs de l’opération.
Le directeur général de l’Agence national de l’Aviation civile, le Col. Dokesime Gnama Latta a exprimé son satisfécit quant au déroulement de l’opération, qui s’est passée dans un bref délai que prévu et ceci, grâce au professionnalisme des différentes cellules impliquées dans le déroulement de l’opération. Il a indiqué que le choix du crash d’avion comme simulation, répond à la variabilité des différents cas qui peuvent survenir. Le directeur général a expliqué que l’organisation périodique de ces cas de simulation confère à l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma de Lomé, des éléments de sécurité et de sureté et le hisse dans le peloton des aéroports les plus sollicités un niveau sous régional et même international.
Cette opération s’est déroulée en présence des différents responsables des opérations d’urgence aéroportuaires de Bénin, de la Côté d’Ivoire, du Burkina Faso, de Cameroun et du Gabon arrivés à Lomé pour la circonstance.
ATOP/KYA/TD






