
Lomé, 6 déc. (ATOP) – Un séminaire de présentation du rapport du Fonds monétaire international (FMI), édition d’octobre 2022, sur les perspectives économiques de l’Afrique sub-saharienne s’est tenu le mardi 6 décembre à Lomé sous le thème l’« Afrique subsaharienne sur la corde raide ».
Le séminaire a été initié par le FMI et animé par son représentant résident au Togo, Maximilien Kafo Melou. Selon le rapport, la reprise économique en Afrique subsaharienne a connu un coup d’arrêt brutal. En 2021, l’activité économique a fini par rebondir, ce qui a porté la croissance du PIB à 4,7 %.
En revanche en 2022, la croissance devrait ralentir fortement de plus de 1 point de pourcentage (3,6 %). Ce ralentissement de l’économie, un resserrement des conditions financières et une hausse spectaculaire de l’inflation à l’échelle mondiale se propagent à l’Afrique subsaharienne déjà éprouvée par une série ininterrompue de chocs.
M.Kafo Melou a expliqué que le renchérissement des produits alimentaires et de l’énergie pénalise les populations les plus vulnérables de la région, tandis que la dette publique et l’inflation se situent à des niveaux inédits depuis des décennies. Dans ce contexte, et devant le peu d’options qui s’offrent à elles, de nombreux pays sont poussés sur la corde raide.
Le représentant-résident du FMI a précisé que les perspectives à court terme pour l’Afrique subsaharienne sont extrêmement incertaines, car elles sont liées à l’évolution de l’économie mondiale. De plus sur le plan intérieur, plusieurs pays sont confrontés à une situation sociopolitique et sécuritaire délicate.
L’épuisement de la marge d’action pour les politiques économiques laisse peu de place à l’erreur, et les décideurs sont contraints de choisir 3 objectifs. Il s’agit de protéger des vies humaines, de renforcer la résilience, et de réduire l’insécurité en éliminant progressivement les mesures d’urgence non ciblées, pour rediriger le soutien vers les populations les plus vulnérables.
Le rapport propose 4 priorités d’intervention
Le rapport énumère 4 priorités pour les politiques économiques de l’Afrique subsaharienne. Il s’agit de réduire l’insécurité alimentaire en éliminant progressivement les mesures d’urgences ; de consolider les finances publiques en renforçant la mobilisation des recettes et l’efficience des dépenses publiques ; de trouver un juste équilibre dans la conduite de leur politique monétaire pour réduire l’inflation, résister aux pressions sur le change, sans trop fragiliser la reprise économique ; et promouvoir une croissance verte soutenable en investissant dans des infrastructures vertes et résilientes pour mieux tirer parti de la richesse de la région en ressources renouvelables.
Le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finance, Kofi Agbenoxevi Paniah a salué l’appui du FMI au gouvernement dans ses efforts d’assainissement budgétaire qui permettent une réaffectation des ressources vers les priorités nationales. Il a rappelé les mesures prises par le gouvernement pour atténuer les effets négatifs de la vie chère, de la guerre russo-ukrainienne, de l’insécurité sous régionale et au nord du pays.
Ce séminaire a connu la participation des hauts cadres de l’administration publique et privée notamment les présidents des institutions, les secrétaires généraux des départements ministériels, les directeurs généraux, la société civile, le secteur privé, les directeurs et les chefs services.
ATOP/KYA/TD






