
Sokodé, 11 déc. (ATOP) – Vingt élèves, membres des clubs scolaires du CEG-lycée Kpangalam, et deux encadreurs renforcent leurs capacités sur la prévention des grossesses en milieu scolaire, les violences basées sur le genre et la COVID-19 les 10 et 11 décembre dans leur établissement.
Cette formation est initiée par l’ONG Programme d’appui à la femme et à l’enfance déshéritée (PAFED), avec l’appui technique et financier de la GIZ. Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcement des capacités de 10 clubs scolaires des préfectures de Tchaoudjo et Tchamba sur la prévention des grossesses en milieu scolaire, les VGB et la COVID-19 ».
L’objectif est de contribuer à augmenter l’utilisation des services de Santé de reproduction et droits sexuels (SRDS)/planification familiale en vue de la réduction de la mortalité maternelle, néonatale à travers une sexualité sans risque. Spécifiquement, il s’agit de redynamiser ces clubs scolaires au tour de la Polyclinique de Sokodé, une structure sanitaire recevant l’appui du projet ProSanté. Cet atelier vise également à renforcer les capacités de ces élèves sur la prévention des grossesses en milieu scolaire, les conséquences des interruptions volontaires de grossesses et l’importance et avantages de la planification familiale. Il entend aussi accroître les connaissances des membres de ces clubs sur les IST/VIH/SIDA, leurs conséquences et prévention. Cette session veut aussi consolider les capacités de ces clubs sur la reconnaissance des cas de VBG et le mécanisme de dénonciation. Elle se propose, en outre, d’outiller ces élèves sur la mobilisation de leurs paires à demander les services adaptés aux jeunes et adolescents dans les Unités de soins périphériques (USP) appuyés par ProSanté.
Les participants suivront six modules. Il s’agit de « Santé sexuelle : qu’en savons-nous ? » ; « Différence de sexe ; différence de genre » ; « Qu’est-ce qui se passe à l’adolescence ? » ; « Contraception, avortement et ses conséquences » ; « Violences sexuelles » et « Sommes-nous prêts pour les rapports sexuels et le mariage ? ». La formation est principalement assurée par Mme Laditoke Mamoua, accoucheuse auxiliaire d’Etat à la polyclinique de Sokodé.
La directrice exécutive de l’ONG PAFED, Gnofam Mayi a déclaré qu’après cette session « les enfants et adolescents formés auront des informations correctes, pourront jouir de leurs droits sexuels et reproductifs et seront promptes à visiter les centres de santé pour s’informer davantage et bénéficier de leurs prestations ». Le projet, a-t-elle souligné, va donc contribuer à accroître les services de santé au niveau de la planification par exemple. « Ce sont ces services que les jeunes et adolescents pourront aller solliciter dans les centres de santé », a-t-elle précisé, ajoutant « qu’il y a aussi la fonctionnalité et la diffusion des informations qui se feront grâce au partage d’informations entre les jeunes formés et leurs collègues ».
Le projet prévoit au total dix sessions de formation dont trois à Tchamba. Chaque session comptera chacune vingt élèves des clubs scolaires et deux encadreurs. En tout 200 élèves et 20 encadreurs seront donc formés.
ATOP/MEK/AJA






