
Dapaong, 20 déc. (ATOP) – Les enfants handicapés sensoriels (visuels et auditifs) sont en atelier de renforcement de capacités sur « Les notions de paix, de prévention et de gestion de conflits », du 19 au 24 décembre à Dapaong. Les bénéficiaires viennent de deux structures d’éducation spécialisées de Dapaong à savoir le Service de formation et de réhabilitation des aveugles et autres personnes handicapées (SEFRAH) et EPHPHATHA.
Cette formation, organisée par le ministère en charge de l’Action sociale, est appuyé techniquement et financièrement par le Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF). Elle se déroule en deux sessions. La première réunit, du 19 au 21 décembre, les handicapés visuels tandis que la seconde regroupe, du 22 au 24 décembre, les handicapés auditifs.
L’objectif est de contribuer au développement des conditions favorables à la consolidation de la paix auprès de ces enfants handicapés, d’échanger avec eux sur les notions de paix, de prévention, de gestion des conflits et de l’harmonie sociale. Il s’agit aussi d’amener ces enfants à cultiver l’esprit de pardon et d’acceptation de soi.
Les participants seront éclairés sur la « Perception du handicap » ; « Les fondamentaux de la paix » ; la « Prévention et gestion des conflits » ainsi que sur le « Rôle des enfants dans la sensibilisation des parents pour l’harmonie sociale ». Ils suivront également deux films. Le premier portant sur « Le pardon » les amènera à comprendre les différents mouvements des personnes handicapées dans leurs déplacements et l’importance de les aider à atteindre leur destination. Le deuxième intitulé « La démarche du caméléon » soulignera la nécessité pour toute personne handicapée de se fixer un but et d’être prudent dans toute démarche pour réussir.
Le représentant du ministre en charge de l’Action sociale, Agbonon Kodjo Sivah a fait savoir que selon les perspectives démographiques du Togo 2011-2031 réalisées par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED) en 2015, les enfants handicapés, toutes catégories confondues, représentent 32, 5% de la population totale des personnes handicapées, soit 49749. Il a souligné que l’article 11 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées oblige les Etats parties à « assurer la protection et la sûreté des personnes handicapées dans les situations de risque, y compris les conflits armés, les crises humanitaires et les catastrophes naturelles ». M. Agbonon a invité les bénéficiaires au sérieux pour mieux assimiler les différents modules.
Le préfet de Tône, Tchimbiandja Yendoukoa Douti, a relevé que « malgré les mécanismes étatiques mis en place, et les actions conjuguées de différents acteurs, dans le domaine de la promotion de l’enfant, les enfants handicapés sont peu touchés par ces initiatives ; d’où la nécessité d’un travail de proximité avec ceux-ci afin de les amener à avoir confiance en eux-mêmes et à s’ouvrir aux autres pour un vivre ensemble réussi ».
Le directeur des personnes handicapées au ministère de l’Action sociale, Karimu Wodiyou a pris part aux travaux.
ATOP/BBG/MEK






