
Sokodé, 29 déc. (ATOP) –L’atelier sur la fabrication et manipulation de marionnette à l’intention de quinze jeunes de 12 à 25 ans de la commune deTchaoudjo1a pris fin, le mercredi 28 décembre à Sokodé, avec la restitution d’un spectacle traitant du thème « La marionnette comme outil de médiation ».
Démarré le 14 décembre, cet atelier a été initié par l’Association des rencontres théâtrales de Sokodé (ARETHES), avec le soutien financier de l’Institut français à Paris, à travers le « Fonds de mobilité culture au Sahel 2022 ». Il prélude son festival international de théâtre et de danse, dénommé les Rencontres théâtrales de Sokodé (RETHES) qui se tiendra du 13 au 15 janvier 2023. L’objectif est de promouvoir l’utilisation des marionnettes à l’intérieur du pays ; cultiver l’esprit créatif chez les jeunes ; encourager l’auto emploi à base de marionnettes et diversifier les cultures. Il s’est agi de sélectionner quinze jeunes artistes et de les former à participer aux festivals de marionnette ou tout autre spectacle de théâtre.
Ces jeunes ont été initiés à la fabrication et manipulation de marionnette. Ils ont été éclairés sur ce que c’est qu’une marionnette, les différentes parties qui la composent et le collage des tissus pour habiller la marionnette. La phase théorique a été suivie de celle pratique avec la fabrication de marionnettes à l’aide des matériaux de récupération tels que les calebasses, les épis de maïs et les fils.
La formation a été co-assurée par MM. Boubacar Souley Salifou (Niger) et
Tchabozo (Bénin). M. Boubacar a souligné que « ce stage a été l’occasion de développer la créativité, l’imagination et la dextérité des enfants en découvrant l’univers de la marionnette ».
Le spectacle de marionnette ou théâtre de marionnette a permis aux jeunes de faire déplacer et parler des marionnettes à fils pour sensibiliser le public sur la lutte contre les grossesses précoces en milieu scolaire. Une marionnette à fils est une marionnette contrôlée par des fils qui relient les différentes parties de son corps (tête, bras, jambes, torse…).
Le directeur exécutif de l’ARETHES, Dermane Nourou-Nouroudine a exprimé sa satisfaction au terme de cet atelier. « D’abord nous avons pu réunir les jeunes pour cette formation. La restitution a été très appréciée par le public présent, donc nous pouvons dire que nos objectifs sont atteints », a-t-il affirmé.
Les représentants des directeurs régionaux de la Culture et de l’Education du
Centre, Tchouleba Bazile et Amougnom Dikpedama ont salué l’initiative de l’ARETHES et de ses partenaires. Ils ont appelé les jeunes à se servir des marionnettes pour gagner leur pain quotidien et pour sensibiliser leurs camarades sur les fléaux qui minent la société.
« Je suis content d’avoir suivi cette formation. Je suis capable de fabriquer moi–même une marionnette à la maison et de former mes camarades. Je remercie les formateurs pour tout ce qu’ils nous ont donné. Je dis merci aussi à ARETHES et ses partenaires parce qu’ils ont beaucoup investi pour nous apprendre à fabriquer et
manipuler les marionnettes », a témoigné Fofana Sbabé Teslima, l’une des bénéficiaires.
ATOP/MEK/BV






