
Sokodé, 7 fév. (ATOP) – Des agricultrices de la coopérative « Fézéréwogoni» du canton d’Amaïdè, dans la commune de Tchaoudjo 3, ont visité, le lundi 6 février la ferme agroécologique Albarka de Tchavadè, dans la commune de Tchaoudjo 1, pour s’inspirer de l’expérience de cette dernière en matière d’agroécologie.

Cette visite est organisée par l’ONG Programme d’appui à la femme et à l’enfance déshéritée (PAFED) avec l’appui financier et technique de SACO-CESO qui est devenue Catalyste +. C’est une ONG canadienne qui a pour mission de renforcer le bien-être économique et social au Canada et à l’étranger grâce à l’engagement de volontaires canadiens.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du partenariat entre Catalyste+ et PAFED. Cette dernière a reçu un volontaire pour le renforcement des capacités des femmes de la coopérative Fézéréwogoni sur l’agriculture biologique. Sa mission a commencé le 24 janvier à PAFED et parmi les activités planifiées, il est prévu cette visite à la ferme Albarka, située à une dizaine de km au nord-est de Sokodé.
L’objectif est de permettre aux femmes de la coopérative de renforcer leurs expériences sur l’agriculture biologique. Il s’agit de permettre à ces agricultrices de découvrir la ferme Albarka et ses techniques agricoles biologiques, de comparer ces techniques aux leur et de tirer des leçons pour une meilleure exploitation des surfaces acquises à Amaidè.
Après la visite de la ferme Albarka étalée sur 13 hectares, Mme Gofam Mayi a souligné que « nous sommes venus voir comment la ferme Albarka fonctionne et comment la coopérative d’Amaïdè peut s’inspirer de ce qui se fait en matière d’agroécologie. « Nous avons vu que la ferme Albarka, promeut un système intégré à travers l’agroécologie et la valorisation des produits agricoles locaux par la transformation agroalimentaire associée à la formation-insertion des jeunes », a-t-elle dit. Cette ferme, créée en 2010, a précisé Mme Gnofam, s’est spécialisée dans la production végétale à travers la culture maraîchère et les plantations de moringa, d’igname, de manioc, d’anacarde, etc. Elle œuvre également dans la production animale avec l’élevage traditionnel amélioré de petits ruminants, de volailles et de lapins. Elle a relevé que « la ferme Albarka a adopté des fertilisants et insecticides naturels et n’utilise pas d’engrais chimiques ». La directrice exécutive du PAFED a remercié leur partenaire pour avoir appuyé financièrement et technique cette visite d’échanges qui « nous a permis de voir des choses intéressantes que les femmes d’Amaïdè peuvent implémenter ».
« Nous avons noté de bonnes pratiques que nous pouvons appliquer chez nous car nous nous sommes engagées aussi dans l’agroécologie à Amaidè grâce à des formations du PAFED », a témoigné la présidente de la coopérative Fézéréwogoni, Mme Atakora Fati. Et Mme Assanti Rahamatou, secrétaire de ladite coopérative, de renchérir « Cette visite nous a été vraiment bénéfique, nous avons appris beaucoup de choses qui vont nous permettre d’améliorer ce que nous faisons déjà et progressivement nous pouvons arriver au niveau de la ferme Albarka ».
Le directeur de cette ferme, Issifou Abdoulaye a souligné que ce partage d’expériences a édifié la délégation de la coopérative Fézéréwogoni qui est déjà dans le domaine de l’agroécologie. « Je suis sûr qu’elles peuvent développer ces bonnes pratiques agroécologiques sur leur site », a confié le directeur.
ATOP/MEK/AJA






