
Tchamba, 15 fév. (ATOP) – Le Projet d’appui au renforcement de la sécurité alimentaire (PARSA), une initiative de l’Institut africain pour le développement économique et social (INADES Formation Togo) a été lancé le mercredi 15 février dans la préfecture de Tchamba.
Mis en œuvre en collaboration avec l’ONG Action solidarité tiers monde (ASTM), ce projet s’intègre dans la seconde phase du Programme de transition agroécologique et de promotion des droits humains exécuté par les deux structures dans la préfecture de 2020 à 2022. Il vise à combattre l’insécurité alimentaire en renforçant la résilience des populations face aux effets néfastes des variations climatiques.
Le projet s’attaquera à l’accès inégal au foncier et aux ressources productives des femmes, au taux élevé d’analphabétisme de ces dernières entraînant un accès limité à l’information et à la formation, à la faible productivité agricole liée à la dégradation des terres, et à la mauvaise structuration des organisations paysannes. Il s’occupera également des problèmes de transhumance et d’insécurité foncière liée aux conflits entre allogènes et propriétaires terriens.
Le lancement du projet a été marqué par la présentation des résultats d’une étude diagnostique sur les causes structurelles liées aux problématiques des droits des paysans et paysannes dans la préfecture. Il a également donné lieu à la déclinaison des grandes lignes du projet et son chronogramme de mise en œuvre.
Le préfet de Tchamba, Issaka Laguenbande a félicité les initiateurs pour la pertinence de ce projet qui répond aux priorités actuelles du gouvernement en lien avec sa feuille de route 2020-2025. « La toile de fonds de ce projet, c’est l’accès inclusif et sécurisé au foncier, premier facteur de production agricole, et il faut tout faire pour parvenir à sa concrétisation », a-t-il indiqué. Le préfet a souhaité qu’une synergie soit créée entre ce projet et d’autres qui sont déjà en cours d’exécution dans la préfecture sur la même thématique. Ceci permettra, selon lui, de mieux atteindre les objectifs et surtout d’éviter des doublons.
Pour le chargé de programme de transition agroécologique à INADES Formation Togo, Atakoura Abalo, il s’agit de pérenniser les acquis de la première phase à travers l’approche basée sur les droits humains. « C’est une nouvelle approche par laquelle nous devons amener tous les acteurs impliqués dans la gestion du foncier à respecter les droits des humains sur le plan socioéconomique », a-t-il expliqué.
La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence des responsables des trois communes, et des représentants des structures paysannes bénéficiaires venus des cantons d’Affem, Adjéidè (Tchamba 1), de Koussountou (Tchamba 2) de Goubi, et Balanka (Tchamba 3). ATOP/JK/MEK






