
Dapaong, 7 avr. (ATOP) – Un atelier de formation et de sensibilisation des préfets et gardiens des us et coutumes des préfectures de Tône, Cinkassé, Kpendjal et Kpendjal-Ouest, sur la gestion des dossiers relatifs aux cultes, a eu lieu, le jeudi 6 avril à Dapaong.
Cette activité est à l’actif du ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et du Développement des territoires à travers la direction des Cultes. Elle est une étape d’une tournée nationale entreprise par ledit ministère. L’atelier a bénéficié de l’appui financier de la coopération allemande (GIZ) à travers son Programme décentralisation et bonne gouvernance, phase 4 (ProDeG IV).
Cette formation a permis de sensibiliser les parties prenantes sur le cadre législatif et institutionnel régissant les cultes. Elle a été également question de les entretenir sur les procédures administratives de gestion des contentieux liés aux cultes et de les amener à mieux connaître les règles applicables aux décisions de suspension d’activités d’un lieu de culte.
Les préfets et les chefs traditionnels ont suivi deux communications. La première a porté sur le « cadre juridique et institutionnel de l’exercice des cultes : rôle et responsabilité des autorités locales » et la seconde sur la « gestion administrative du contentieux lié à l’exercice du culte ». Le développement de ces deux thématiques a permis aux préfets et chefs traditionnels d’avoir des outils nécessaires pour assurer leurs responsabilités face aux dérives constatées au sein des communautés à la base.
Le représentant du ministre d’Etat en charge de l’Administration territoriale, Polorigni Ignace a relevé que la gestion des questions cultuelles est devenue source de conflits de compétences entre les préfets et les chefs traditionnels d’où « la nécessité de clarifier le rôle des différents acteurs impliqués ». Ceci poursuit-il, permettra de préserver la paix et la cohésion sociale menacées par des écarts observés dans les milieux cultuels. M. Polorigni a convié ses interlocuteurs à tout mettre en œuvre pour que l’exercice et la jouissance de la liberté religieuse puissent contribuer à l’épanouissement des populations et au développement de la cité.
Le préfet de Tône, Tchimbiandja Yendoukoa Douti avait invité ses collègues et les chefs traditionnels à prêter une oreille attentive aux différentes communications pour une gestion rationnelle des dossiers cultuels en vue de leur contribution à l’harmonie dans les communautés et à un bon vivre ensemble.
A ce jour, on dénombre 21 000 lieux de cultes au Togo.
ATOP/BBG/BV






