
Sokodé, 21 avr. (ATOP) – Un atelier de formation des autorités locales, prestataires et réseaux d’ONG de la région Centrale sur l’égalité femme-homme s’est tenu, le jeudi 20 avril à Sokodé, dans la commune Tchaoudjo 1.
Cet atelier est initié par la Faîtière des communes du Togo (FCT). Il s’inscrit dans le cadre du projet : « Centre de promotion féminine d’Ogou1 et égalité femmes-hommes dans les Communes du Togo » issu du partenariat entre l’Association internationale des maires francophones (AIMF), l’Union européenne (SGA3) à travers le Fonds de Coopération.
Pour faciliter l’aide à la décision des municipalités en matière de lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG), il est nécessaire que tous les acteurs communaux soient sensibilisés sur la question de l’égalité femmes-hommes, l’alphabétisation de la femme, l’éducation de la jeune fille ainsi que les conséquences des VBG. C’est dans cette optique qu’à lieu cet atelier qui marque la 4ème étape de la tournée de la FCT dans les communes du Togo. Cette rencontre a permis à la FCT, partenaire technique de mise en œuvre du projet, de partager les informations et outils afférents avec tous ses membres pour une meilleure compréhension des enjeux, rôles et attributions dans son exécution. Ce projet entend contribuer à promouvoir l’égalité femmes-hommes dans les collectivités territoriales afin de contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable en particulier les ODD 5 et 17, axés sur l’égalité des sexes et le partenariat.
Le vice-président région Centrale de la FCT, Tchédré Agoro Sansani, a souligné que malgré les acquis dans les domaines législatif, économique et social et les nombreux efforts investis ces deux dernières décennies, les femmes togolaises, à l’instar de leurs sœurs africaines, se heurtent à une multitude d’obstacles sur leur voie de l’autonomie et de l’égalité. « Les Togolaises contribuent à la production de la richesse nationale. Elles sont au cœur du développement. Pourtant, tous les indicateurs prouvent qu’elles occupent dans leur grande majorité des positions marginales et sont confrontés aux VBG », a-t-il relevé. Cette situation, a souligné, le maire de la commune de Tchaoudjo 3, « mérite des actions concrètes et urgentes en vue de promouvoir l’autonomisation de la femme dans nos communes ». Aussi, a-t-il, salué ce projet porté par les municipalités qui viendra appuyer les efforts du Gouvernement en matière de promotion de l’égalité femmes-hommes et la lutte contre les VBG.
Le maire de Tchaoudjo 1, Korodowou Ahini-Mankana a abondé dans le même sens. Il a exhorté tous les acteurs, en particulier les élus locaux à s’approprier le projet en s’engageant dans cette lutte pour la restauration des droits de la femme.
ATOP/MEK/BA






