
Lomé, 14 mai (ATOP)- La Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions assimilées (HAPLUCIA) a organisé, les 11 et 12 mai à Kpalimé, un atelier à l’endroit des professionnels des médias. Cette rencontre a permis de sensibiliser un grand nombre de journalistes de la région méridionale du pays sur les effets désastreux de la corruption tout en leur faisant acquérir, des connaissances et des expériences sur les techniques d’investigation sur les faits de corruption.
A l’issue de cette formation, les participantes et les participants ont formulé des recommandations. Ils demandent au gouvernement, de mettre en place une cour ou un parquet national financier pour le traitement exclusif et accéléré des affaires de corruption ; d’adopter des textes pour protéger les lanceurs d’alerte et les informateurs ; de réviser la loi portant création de la HAPLUCIA en vue de lui conférer plus de pouvoirs d’investigation ; de réviser le Code de la presse et de la communication pour protéger les journalistes dans l’usage des réseaux sociaux ;d’adopter un texte pour réguler les médias sociaux ; et de faciliter la mise en œuvre de la loi portant accès à l’information et à la documentation ;
A l’endroit des participants, il est demandé de faire la restitution des connaissances acquises au cours de l’atelier de renforcement des capacités des journalistes et communicateurs dans leurs rédactions, à leurs consœurs et confrères et promoteurs ; d’accompagner la HAPLUCIA dans ses actions de sensibilisation, d’information et d’éducation en matière de prévention et de lutte contre la corruption ; d’exhorter les professionnels des médias à respecter les règles d’éthique et de déontologie de leur métier, la présomption d’innocence ainsi que la vie privée des personnes dans leurs productions ou contenus ; et de mettre en pratique les acquis de la formation dans l’exercice de leur profession.
Les participants demandent à la HAPLUCIA, de renforcer la collaboration entre la HAPLUCIA et les médias en vue de les outiller et mieux les impliquer dans la prévention et la lutte contre le fléau de la corruption, conformément aux règles d’éthique et de déontologie du journaliste ; d’organiser périodiquement des sessions de renforcement des capacités des journalistes et communicateurs en matière de prévention et de lutte contre la corruption ; d’encourager les professionnels des médias à renforcer les réseaux pour des échanges d’expériences en matière de prévention et de lutte contre la corruption ; et de plaider auprès du gouvernement et des partenaires au développement pour un appui technique et ou financier aux organisations de journalistes.
ATOP/TD






