
Lomé, 18 août (ATOP) – Le ministre délégué chargé de l’Enseignement technique et de l’Artisanat, Kokou Hodin a lancé, le jeudi 17 août au cours d’une conférence de presse à Lomé, la 3e édition du Marché International de l’Artisanat du Togo (MIATO) en présence de ses collègues de l’Action sociale, de la Promotion de la femme et de l’Alphabétisation, Adjovi Lolonyo Apédoh-Anakoma, et du Développement à la Base, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Myriam Dossou d’Almeida.
Placée sous le thème « L’artisanat à l’ère de l’autonomisation de la femme et du numérique : enjeux et défis », cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre de la promotion de l’artisanat et de la consommation locale inscrite dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025.
La 3e édition comptera 300 stands (230 stands ventilés, 60 stands climatisés et 10 stands de restauration). Il est aussi prévu un show room, une salle de conférence et un espace scène. 120.000 visiteurs sont attendus tandis que le Mali est le pays invité d’honneur.
Le marché s’ouvrira tous les jours entre 08 heures et 22 heures et l’accès sera gratuit pour tous les visiteurs. La réservation des stands se fait via le site : info@miato.tg. Elle peut aussi se faire physiquement en déposant les formulaires remplies au ministère ou dans les chambres régionales de métiers.
Le MIATO vise, à travers cet événement, la promotion des produits et services artisanaux, la mise en exergue de la capacité des artisans à créer de l’emploi et de la richesse, ainsi que la promotion et la valorisation des produits locaux. Ce rendez-vous permettra aussi de sensibiliser la jeunesse sur les opportunités qu’offre le secteur artisanal dans le pays.
Le président du comité d’organisation, Dermane Moutala, directeur de l’Artisanat a informé que pour « cette année, les innovations concernent le renforcement des acquis des deux premières éditions. C’est de mettre l’accent sur une région qui sera célébrée et cela va se faire de façon tournante pour les éditions à venir. Il s’agira de mettre cette région en avant du point de vue culturel pour que le Togo puisse découvrir chacune de ses régions, également nous avons voulu, vu l’importance du thème, avoir un panel de haut niveau ministériel pour échanger sur tous les différents contours de la thématique principale retenue pour cette troisième édition ».
Le ministre Hodin a souligné que ce thème dont le choix a été guidé par l’intérêt de la problématique qu’il véhicule, permettra d’orienter les réflexions autour des leviers d’actions à engager en vue de renforcer le statut de la femme artisane, par le biais de l’exploitation de la technologie numérique. « Il sera passé au peigne fin les nombreuses opportunités offertes par le numérique, les usages possibles que les artisans pourront en faire et les innovations qui aideront à leur plus grande visibilité, que ce soit dans la commercialisation des produits ou dans la facilitation des rapports d’échanges entre les acteurs, la tenue de réunions entre les professionnels ou responsables des organisations professionnelles, la diffusion des messages publicitaires », a-t-il confié.
Le ministre a demandé aux journalistes de s’imprégner des informations utiles de ce grand événement d’envergure international afin de le relayer au public. Tout comme les professionnels des médias, il a exhorté les autres invités à communiquer suffisamment sur cette manifestation.
« Le thème s’adresse à la femme dans le sens de son autonomisation. La question est d’amener la femme à faire usage du numérique pour assurer son autonomisation. La femme artisane a intérêt à se mettre au numérique pour pouvoir vendre ses produits. Nous invitons donc toutes les femmes au numérique afin de ventiler davantage leurs produits », a confié Mme Apédoh-Anakoma.
Le président de l’Union des chambres régionale de métier, Mouhamed Issa a rappelé qu’au Togo, le secteur de l’artisanat joue un rôle très important dans le développement de l’économie nationale. Il constitue un important conservatoire du patrimoine national qu’il faut valoriser pour faire davantage de lui un pilier important de l’économie du pays. « L’artisanat est l’un des secteurs les plus diversifiés de l’économie du pays eu égard à la grandissante variété de l’offre de ses produits et prestations. Il contribue à plus de 18% au Produit Intérieur Bruit national de notre pays. On y rencontre plus de 166 métiers regroupés dans huit branches d’activités classés dans trois groupes d’artisanat notamment l’artisanat de production et de transformation, l’artisanat de services, et l’artisanat d’art », a-t-il poursuivi.
« Conscients de ces potentialités du secteur, l’Etat togolais et ses partenaires ont initié plusieurs actions à travers des politiques, programmes et projets avec des résultats et bilans très satisfaisants qui constituent de fortes et réelles opportunités à tous les artisans togolais. C’est dans cette même optique, qu’il est institué depuis 2019 le Marché international de l’artisanat du Togo (MIATO » , a-t-il conclu.
ATOP/TD/DHK






