
Kara, 1er sept. (ATOP) – Les travaux d’un atelier régional de renforcement des capacités des acteurs impliqués dans le projet régional de promotion de l’Agriculture Intelligente face au Climat en Afrique de l’Ouest (AIC-AO), sont déroulés du 28 au 31 août à Kara.
L’atelier a regroupé les directeurs et agents techniciens régionaux des ministères en charge de l’Agriculture, de l’Elevage et de l’Environnement. Ont également pris part, des cadres communaux et ceux des organisations de la société civile, notamment les organisations paysannes des régions de la Kara et des Savanes.
Cette activité est à l’actif de l’Agence régionale pour l’Agriculture et l’Alimentation (ARAA) de la CEDEAO en partenariat avec l’Alliance Bioversity International & CIAT le ministère togolais chargé de l’Agriculture. Son but est d’améliorer les connaissances et renforcer les capacités de ces techniciens régionaux et agents de terrain du projet AIC-AO, pour la formulation, et la mise en œuvre des projets climato-intelligents et des approches intégrées et participatives. La finalité est de trouver les voies et moyens appropriés pour permettre au système agricole togolais d’être plus résilient.
Les travaux ont porté sur les techniques et pratiques de mise en œuvre des projets climato-intelligents, les approches intégrées et participatives, ainsi qu’une meilleure compréhension du nouveau concept de l’agriculture intelligente face au climat, à travers des thématiques précises et des exercices pratiques. Ils se sont appropriés les méthodes et approches afin de leur permettre de formuler des projets en lien avec l’AIC-AO.
Ces acteurs ont aussi effectué une visite de terrain au centre agro écologique de l’ONG Action sociale pour l’environnement et le développement agricole (ASEDA) dans la Kéran. Ils ont touché du doigt, ce qui se fait dans ce centre en matière de l’agriculture intelligente face au climat et contextualisé leurs connaissances théoriques.
A terme, les participants ont formulé des recommandations. Elles sont relatives à la mise en place d’un système de drainage d’eau et à la construction des cordons pierreux pour améliorer les niveaux d’intelligences pratiquées dans cette ferme.
L’un des formateurs, Prof. Irénikatché Akponikpé, consultant expert en AIC, a indiqué que l’agriculture intelligente est une agriculture soucieuse des questions des risques climatiques. « Avec cette nouvelle approche on va toujours garder le rôle régalien de l’agriculture c’est-à-dire satisfaire la sécurité alimentaire, en améliorant la productibilité. Nous allons pratiquer une agriculture qui n’émet pas de gaz à effet de serre », a-t-il expliqué.
Les participants ont dit être désormais capables de formuler des projets climato-intelligents et de les mettre en œuvre sur le terrain. « Nous sommes éveillés et en tant que structure technique d’accompagnement, nous allons aider les producteurs afin qu’ils augmentent leurs rendements en dépit des changements climatiques », a dit Mme Badabo Assimsiwé, chargée de programme à l’ONG « PADES ».
Le projet AIC-AO de 3 ans, est financé par le fonds d’Adaptation et la Banque ouest africaine de développement (BOAD) dans cinq pays de l’Afrique de l’ouest, à savoir : le Bénin, le Niger, le Burkina Faso, le Ghana et le Togo. Piloté par l’ARRA, vise à contribuer à réduire la vulnérabilité des agriculteurs et des éleveurs face aux risques climatiques croissantes et à renforcer les revenus.
ATOP/BH/BV






