
Lomé, 22 sept. (ATOP) – Des professionnels de médias prennent part les 21 et 22 septembre à Davié (préfecture du Zio), à un atelier de formation en vue de renforcer leurs capacités sur les principes directeurs et fondamentaux de l’assurance maladie.
Axé sur le thème, « les fondamentaux pour la mise en œuvre d’une assurance maladie universelle viable », cet atelier organisé par l’Institut national d’assurance maladie (INAM) est un volet de la mise en œuvre de l’Assurance maladie universelle (AMU).
L’objectif est d’améliorer le traitement de l’information relative à l’assurance maladie universelle. Il s’agit aussi de renforcer les relations de partenariat entre l’INAM et les médias, grâce à une meilleure appropriation, par les acteurs des médias, des fondamentaux et principes directeurs de l’assurance maladie universelle et du processus de son déploiement au Togo.
Plusieurs modules sont inscrits à l’agenda de cet atelier, notamment « Concepts, principes de base et typologie de l’assurance maladie ; pertinence, montage institutionnel et mise en œuvre d’un programme d’assurance maladie universelle ; et tour d’horizon de quelques expériences en cours en Afrique. La problématique des médicaments et les facteurs de réussite de l’AMU permettront aux journalistes de cerner les problématiques de l’AMU afin de contribuer à sa mise en œuvre.
D’autres modules comme « les modalités de construction des paramètres techniques de l’AMU ; la couverture maladie des populations de l’économie informelle ; mise en œuvre de l’assurance maladie universelle au Togo : état des lieux, perspectives et rôle de l’INAM ; matrice des rôles et responsabilités ; rôles et responsabilités des différents acteurs dans la mise en œuvre de l’AMU ; rôle et place des acteurs des médias dans la mise en œuvre d’un programme d’assurance maladie universelle : cas du Togo » sont également inscrit à l’ordre du jour de cet atelier.
Rôle prépondérant des médias
Selon les responsables de INAM, depuis sa création en 2011, les médias ont joué un rôle majeur dans le déploiement de sa stratégie de communication. Les chaînes de télévision, les chaînes de radiodiffusion, les organes de la presse écrite et ceux de la presse en ligne ont accompagné l’INAM dans ses différentes campagnes de communication en relayant les informations et messages auprès des différentes parties prenantes du mécanisme d’assurance maladie, en particulier les bénéficiaires et les prestataires.
Ces responsables estiment qu’au fil du temps, les journalistes se sont ’intéressés à l’assurance maladie dans un secteur des médias, particulièrement dynamique, caractérisé, entre autres, par l’apparition fréquente de nouveaux organes et la mobilité des acteurs. Leur rôle, selon eux, est encore plus pertinent avec l’institution de l’assurance maladie universelle (AMU) qui vise à couvrir, à terme, l’ensemble de la population togolaise.
Ces mêmes acteurs trouvent qu’il n’en demeure pas moins que, quelques fois, certains acteurs des médias rament à contre courant à travers leurs écrits, commentaires ou prises de positions sur la thématique. Cet état de chose, d’après eux, s’explique par la faible proportion de spécialistes en protection sociale ou en assurance maladie dans le paysage médiatique togolais et par la faible connaissance ou la mauvaise compréhension qu’ont certains journalistes du mécanisme d’assurance maladie et de son déploiement.
Pour le chef de département Etude et Stratégie de l’INAM, Adogli Komigan, la mise en œuvre d’une assurance maladie d’un pays est une cause commune. « Dans le programme de développement, nous avons trois piliers, la santé, l’éducation et la production et nous savons que pour pouvoir encadrer toutes ses dimensions, il y a plusieurs acteurs qui interviennent dont les femmes et hommes de médias. Aujourd’hui dans notre monde, nous ne pouvons rien faire de viable sans les journalistes ; c’est le premier objectif que nous visons à travers cet atelier pour voir comment on peut collaborer efficacement avec ces acteurs pour tenir une assurance maladie universelle viable », a-t-il poursuivi.
M. Adogli précise que pour collaborer avec quelqu’un, il faut se mettre d’accord sur les fondamentaux. « Au cours de cet atelier qui porte sur les fondamentaux pour la mise en œuvre d’une assurance maladie universelle viable, nous allons essayer de donner les éléments de langage, les grandes problématiques pour permettre aux journalistes de parler de l’assurance maladie de façon plus efficaces », a-t-il confié
Le consultant international en AMU, Hugues Tchibozo a défini l’assurance maladie universelle comme un mécanisme de couverture du risque maladie destiné à protéger à terme l’ensemble de la population à l’échelle d’un pays. « C’est un mécanisme salutaire c’est un ciment d’unité, d’unification, c’est un socle de protection sociale qui va permettre à tous les citoyens et citoyennes du Togo d’être protégés contre les conséquences financières du risque maladie. Sa mise en œuvre appelle à l’accompagnement d’une kyrielle de parties prenantes. Parmi elles, les médias sont en très bonne position c’est la raison pour laquelle il est tout à fait indiqué que les acteurs des médias soient sensibilisés et formés sur les thématiques liées à l’assurance maladie universelle pour pouvoir accompagner le mécanisme comme cela se doit », a conclu M.Tchibozo.
ATOP/TD/KYA






