
Sokodé, 14 oct. (ATOP) – Démarrés le 10 octobre dernier à Tchamba, dans la préfecture de Tchamba, les ateliers consacrés aux bilans à mi-parcours de la campagne de reboisements de 2023 dans la région Centrale ont pris fin, le vendredi 13 octobre à Sokodé, dans la préfecture de Tchaoudjo. En tout, 632.383 plants sont mis en terre sur 1011,75 ha dans les cinq préfectures de la région.
Ces ateliers sont organisés par la direction régionale de l’Environnement et des ressources forestières de la Centrale. Ils ont réuni dans les chefs-lieux des cinq préfectures, les différents acteurs impliqués, notamment les représentants du pouvoir central, les cadres du ministère de l’environnement et des ressources forestières, les maires, les chefs traditionnels ainsi que les responsables d’ONG et associations.
Ces assises ont permis de présenter aux participants la situation du reboisement, du 1er juin au 5 octobre dans chaque localité, soit après près de cinq mois de mobilisation et de participation des acteurs. Elles ont également permis de relever les difficultés rencontrées, de proposer des approches de solutions et de définir des stratégies pour la mobilisation des superficies à reboiser.
Dans la préfecture de Blitta, 246.286 plants sont mis en terre sur une superficie de 198 ha. Cette performance place ladite préfecture à la 1ère place en matière de reboisement dans la région Centrale.
La préfecture de Tchaoudjo avec ces 153.502 arbres plantés sur une parcelle de 366 ha occupe le 2è rang. La préfecture de Sotouboua a mis en terre 101 420 plants sur 85 ha et occupe avec ce résultat la 3è position. Elle est suivie au 4è rang de la préfecture de Tchamba avec 94.908 plants reboisés sur 344 ha. La préfecture de Mô ferme la boucle en occupant la 5è place. Elle a mis en terre 34.985 arbres sur un espace de 20,67 ha.
Comparés aux chiffres des deux années précédentes, la région enregistre des pics de plantations d’arbres en 2022 mais une contre-performance en 2023 dans toutes les préfectures.
D’après le directeur régional de l’Environnement et des ressources forestières, Lt-Col Affo Até Badjaniou, cette régression est causée, entre autres, par la faible déclaration des sites reboisés des privés, ONG, associations et communautés, le manque de main d’œuvres pour les travaux sur le terrain et le manque de terre pour le reboisement. Il a relevé aussi l’insuffisance des moyens d’entretien des sites reboisés par les services sectoriels, la faible maîtrise des feux de brousse et la transhumance.
Les représentants du pouvoir central ont insisté sur la nécessité de remettre les pendules à l’heure pour relever le niveau et réaliser les ambitions du gouvernement relatives à la restauration du couvert végétal du pays qui passe par la plantation d’un milliard d’arbres en 2030. Ils ont appelé les directions régionale et préfectorales de l’environnement, les maires et les chefs traditionnels, ainsi que les responsables d’ONG et associations à expliquer davantage aux propriétaires terriens le bien-fondé de cette campagne afin d’amener ces derniers à céder leurs parcelles pour le reboisement. Ils ont proposé, à cet effet, des stratégies pour l’atteinte de cet objectif.
Ces séances sont suivies de visites sur les sites de reboisement. Sur les différents sites, c’est une bonne impression qui se dégage. Les plants mis en terre sont bien entretenus et évoluent normalement.
ATOP/MEK






