
Lomé, 21 oct. (ATOP) – La Fédération des syndicats de l’éducation nationale (FESEN) a célébré en différé, le samedi 21 octobre à Lomé, la Journée mondiale des enseignants (JME) sur le thème « Les enseignants dont nous avons besoin pour l’éducation que nous souhaitons : l’impératif mondial de remédier à la pénurie d’enseignants ».
Observée le 5 octobre de chaque année depuis 1994, cette journée est toujours célébrée en différé au Togo pour ne pas créer de confusion entre l’évènement socio-politique du 5 octobre au Togo et la JME. Cette journée des enseignants vise à rappeler aux citoyens en général et aux gouvernements en particulier, le rôle déterminant qu’ils doivent jouer pour la mobilisation des ressources suffisantes, afin de mieux former le personnel enseignant, pour l’obtention de meilleurs résultats scolaires.
Deux communications ont meublé la célébration de cette journée à la FESEN. Le premier a porté sur le thème central et le second sur « le genre et l’inclusion » dans le secteur de l’éducation.
« Aujourd’hui tout le monde est conscient que pour une éducation de qualité on a besoin d’enseignants de qualité. Un enseignant de qualité doit être consciencieux, responsable et surtout compétent, à travers des formations, notamment par le biais de l’actualisation régulière de ses connaissances en l’adaptant aux nouvelles donnes en matière de l’enseignement. La maîtrise de ce qu’il est appelé à enseigner et la maîtrise même de l’apprenant sont également important parce qu’il est appelé à façonner l’apprenant pour lui garantir un avenir durable », a expliqué le secrétaire général du Syndicat des inspecteurs de l’éducation nationale et de l’enseignement technique du Togo (SIENETT), Akakpo Kuassi, un des communicateurs.
S’agissant de la seconde communication, la juriste et spécialiste des questions liées aux droits humains, Mme Wallace Rachelle a fait comprendre qu’il est important « d’instruire dans toutes les communautés le principe d’équité, d’égalité et du genre. Nous avons jugé utile que dans le domaine de l’éducation, les enseignantes et enseignants s’approprient ces principes pour un travail harmonieux dans le secteur ».
Pour le secrétaire général de la FESEN, Loriè Akilé-Esso, le thème retenu met en exergue les nouveaux défis à relever par les acteurs du système éducatif. « Sans les enseignantes et enseignants, l’éducation ne remplira pas le rôle qui lui est assigné, car enseigner ne signifie pas uniquement apprendre l’élève à une série de faits et de nombres. C’est inspirer, libérer le potentiel de l’enfant, lui offrir de nouvelles perspectives. Enseigner c’est aider les enfants à concrétiser leurs rêves d’un monde meilleur, ce qui justifie la nécessité de remédier à la pénurie d’enseignants sur le terrain », a laisser entendre le secrétaire général.
ATOP/AR/KYA






