
Mango, 22 oct. (ATOP) – Le Groupe d’action et de réflexion, Femme Démocratie et Développement (GF2D) a renforcé les connaissances des acteurs communautaires de la commune Oti 1 sur la cohésion sociale, le vivre ensemble, les droits humains et la prise en charge psychosociale, lors d’un atelier les 20 et 21 octobre à Mango.
Cette rencontre est organisée par le GF2D dans le cadre de la mise en œuvre de son projet « Amélioration de l’accès aux services de qualité et de protection des enfants et des femmes exposés aux risques de violences et d’exploitations ». Ce projet qui concerne seize communes du Togo dont quatorze dans la région des Savanes, a reçu l’appui technique et financier du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF).
Cet atelier a permis d’outiller les participants notamment des parajuristes, des leaders communautaires, des enseignants, des jeunes de la commune Oti 1 sur la cohésion sociale, le vivre ensemble, les droits humains, l’accueil, l’écoute, et la prise en charge psychosociale afin d’améliorer l’accès aux services de qualité et de protection des enfants et des femmes aux risques de violences et d’exploitations.
Au cours des travaux, les participants ont été renseignés sur la prise en charge psychosociale, psychologique, médicale et judiciaire des victimes. Ils ont été également formés sur l’intensification des campagnes de sensibilisations entre pairs (scolaires et extra-scolaires) et sur le mariage des enfants et les mutilations génitaux féminins ainsi que sur la communication interpersonnelle pour une meilleure cohésion sociale.
Plusieurs communications ont meublé ces assises. Il s’agit des notions sur « les droits humains, le vivre ensemble ; Violences Basées sur le Genre (VBG) y compris les abus et exploitations sexuelles ; Protection juridique contre les violences basées sur le genre ; Communication non violente et cohésion sociale ainsi que l’accueil, l’écoute, et la prise en charge psychosociale et référencement et sur la prise en charge médicale et psychologique ».
L’adjoint au maire de la commune Oti1, Sinoui Nazoumana a, en ouvrant les travaux, relevé la pertinence de cette rencontre au moment où la région des Savanes est confrontée aux attaques terroristes. C’est pourquoi, a-t-il dit, face à cette situation d’insécurité, le gouvernement a pris des mesures innovantes pour lutter contre l’extrémisme violent dans la zone. M. Sinoui a ajouté que la situation d’insécurité vient renforcer les défis sociaux qui se posent à cette région avec des conséquences sur les plus vulnérables notamment les femmes et les enfants qui étaient déjà confrontés à différentes sortes de violences ainsi que des exploitations sexuelles appelant tout le monde à jouer sa partition.
Pour sa part, la secrétaire générale de GF2D, Mme Aguey Noussoessi Michelle a fait remarquer que les violences sécuritaires et communautaires ont aggravé la situation de précarité à laquelle était confrontée une partie de la population de cette région. Elle a dit que la proximité de certaines préfectures avec les pays voisins comme le Burkina-Faso et le Bénin les rend beaucoup plus vulnérables aux activités néfastes de différents mouvements violents que connaissent depuis quelques années le Sahel.
La secrétaire générale du GF2D a expliqué que ce projet pour améliorer l’accès aux services de qualité et de protection des enfants et des femmes fait suite à l’enquête sur l’évaluation des besoins en octobre 2022 qui révèle que sept établissements dans le Kpendjal ont été fermées engendrant des déplacés d’enfants aussi bien dans la zone à risque de la région qu’au Burkina-Faso. Mme Aguey a insinué que c’est fort de cette situation que sa structure a élaboré ce projet. Elle a salué l’engagement de l’institution onusienne aux côtés du Togo pour mieux gérer cette situation.
ATOP/TT/DHK






