
Dapaong, 27 oct. (ATOP) – Des parajuristes et acteurs communautaires de la région des Savanes ont été formé sur la protection des enfants et des femmes exposés au risque de violence et d’exploitation, les 26 et 27 octobre à Dapaong.
Initiée par le Groupe de réflexion et d’action, Femme Démocratie et Développement (GF2D), Cette formation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet « d’amélioration de l’accès aux services de qualité et protection des enfants et des femmes exposées au risque de violence et d’exploitation dans 16 communes du Togo ». Le projet a bénéficié de l’appui financier de l’UNICEF. Son objectif est d’améliorer l’accès aux services de qualité et la protection de cette couche vulnérable dans 14 communes de la région des Savanes et 2 communes de la région Centrale. Pour y parvenir, les participants seront formés sur la cohésion sociale, le vivre ensemble, les droits humains, l’accueil, l’écoute et la prise en charge psychosociale. Ils seront également outillés sur le référencement des victimes de violence pour la prise en charge, la réalisation des dialogues communautaires au sein des différentes communautés et l’éducation sur les violences basées sur le genre (VBG).
Au cours des travaux, différentes thématiques seront développées. Il s’agit entre autres du rappel des notions sur les droits humains, le vivre ensemble et l’art de communiquer, la typologie des violences et la lutte contre les VBG, la cohésion sociale et la consolidation de la paix ainsi que l’accueil, l’écoute et la prise en charge médicale et psychologique.
Au terme des discussions, trois centres d’écoute seront installés dans la région des Savanes où les cas de violence seront recensés. Les victimes seront désormais reçues dans ces centres avant d’être orientés vers les structures appropriées.
Le représentant du préfet de Tône, Biarou Gbétiname a exprimé sa gratitude aux partenaires du GF2D pour les efforts fournis en vue de contribuer à l’amélioration de l’accès aux services de qualité des enfants et des femmes exposées au risque de violence.
Pour la coordonnatrice de GF2D, Mme Bayi Adekambi, l’important pour son groupe est de parvenir à mettre les femmes et les enfants dans de bonne conditions de vie. « La situation d’insécurité vient renforcer les défis sociaux qui se posent à la région avec des conséquences sur les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants qui étaient déjà confrontés à différentes sortes de violences ainsi que des abus et exploitations sexuelles » a-t-elle déclaré. ATOP/GS/MG






