
Sokodé, 3 nov. (ATOP) – Un atelier technique du bilan à mi-parcours de la mise en œuvre du Plan d’aménagement et de gestion (PAG) du parc national Fazao-Malfakassa (PNFM), défis et enjeux de conservation des ressources a réuni les différents acteurs le jeudi 2 novembre à Sokodé. Il a débouché sur des recommandations à l’endroit des services techniques au niveau régional pour l’autorité compétente.
L’atelier est organisé par la direction régionale de l’Environnement et des ressources forestières de la Centrale et l’ONG Gestion de l’environnement et valorisation des produits agro-forestiers (GEVAPAF). Il s’inscrit dans l’exécution du projet « Gestion durable du Parc national Fazao-Malfakassa et amélioration des revenus des populations riveraines ». Il est financé par le fonds d’actions « BIOPAMA » de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), à travers le 11è FED de l’Union européenne et du Groupe des pays Afrique, Caraïbe, Pacifique (ACP).
Ce projet s’intègre dans deux objectifs spécifiques du PAGPNFM 2018-2027 à savoir l’amélioration de la protection et de la conservation de la diversité biologique du PNFN et la promotion de la valorisation et de la gestion participative des ressources du parc. Il ambitionne de renforcer la sécurisation du parc par la mise en place d’un système fonctionnel de suivi régulier, de cogestion des ressources et de coopération avec les communautés riveraines.
Le PAG du PNFM 2018-2027 prévoit une évaluation quinquennale de sa mise en œuvre. Cette évaluation qui normalement devrait se faire en fin 2022-début 2023 n’a pas été réalisée. Le projet Gestion durable du parc Fazao-Malfakassa et amélioration des revenus des populations riveraines va organiser cet atelier d’une journée réunissant les acteurs régionaux pour faire une revue des réalisations et répertorier et analyser les enjeux et défis liés à la mise en œuvre du PAG.
Des rencontres tenues dans 8 villages environnants du parc ont permis d’avoir les appréciations, leurs préoccupations et suggestions à prendre en compte pour améliorer leur participation à la gestion durable du PNFM. Ces éléments ont constitué la base de la réflexion lors de cet atelier dont l’objectif d’après le chef projet, Robert Gbengbernabe, est de faire une analyse du niveau de la mise en œuvre du PAG en relevant les enjeux et défis auxquels il est confronté. Pour lui, il s’agit de réactualiser le cadre logique et le tableau des indicateurs du PAG ; de répertorier et de présenter les actions prévues et réalisées ; d’identifier et d’exposer celles prévues mais non réalisées. Il est également question de relever et analyser les défis et enjeux de la mise en œuvre du PAG et les décliner en objectifs et actions prioritaires sur lesquelles les décideurs doivent se pencher et que tous les acteurs doivent accompagner pour de bons résultats.
Le conservateur du PNFM, Ouro-Agbandao Tchabanna, Capitaine des eaux et forêts, a précisé que concernant le projet « Gestion durable du PNFM et amélioration des revenus des populations riveraines », plusieurs activités sont déjà réalisées. Il s’agit d’une tournée de sensibilisation dans 08 villages/cantons riverains du Parc sur les textes et lois régissant la surveillance et de l’acquisition de 12 motos « Tout terrain » et leurs accessoires ainsi que des smartphones sur lesquels seront installés des logiciels appropriés pour renforcer le travail de surveillance des brigades forestières. Le capitaine Ouro-Agbandao a également évoqué une autre tournée de sensibilisation sur la vulgarisation du PAG et le recueil des priorités des communautés relativement à la mise en œuvre du PAG.
ATOP/MEK/KYA






