
Tchamba, 8 nov. (ATOP) – Vingt-cinq (25) acteurs communautaires et parajuristes de la commune Tchamba 1 ont renforcé leurs capacités sur la cohésion sociale, le vivre ensemble, les droits humains, l’accueil, l’écoute et la prise en charge psychosociale, lors d’un atelier tenu les 6 et 7 novembre dans la localité.
C’est une initiative du Groupe de réflexion et d’action femme, démocratie et développement (GF2D). Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Amélioration de l’accès aux services de qualité et protection des enfants et des femmes exposés au risque de violence et d’exploitation » financé par le Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF). Ce projet est mis en œuvre dans 16 communes du Togo dont 14 dans la région des Savanes et 2 dans la Centrale, Tchamba 1 notamment.
L’atelier a réuni des parajuristes, des chefs traditionnels et religieux, et des enseignants, entre autres. Il a permis d’outiller les participants sur leurs rôles dans la promotion de la cohésion sociale, la prévention des violences et l’amélioration des services de prise en charge psychosociale des victimes de Violences basées sur le genre (VGB) et des enfants exploités.
Les séminaristes ont suivi des modules sur les droits humains et le vivre-ensemble ; les causes et conséquences des VBG, abus et exploitations sexuelles ; et la loi sur la protection juridique contre les violences basées sur le genre. Ils ont été également entretenus sur la communication non violente, la cohésion sociale, l’accueil, l’écoute et la prise en charge psychosociale, psychologique et médicale des victimes. Les participants se sont, en outre, familiarisés avec le cahier de charge des parajuristes et animateurs des centres d’écoute.
Le secrétaire général de la préfecture de Tchamba, El Tchazodji Esso a remercié le GF2D pour avoir ciblé l’une de leurs communes pour la réalisation de ce projet. Pour lui, le renforcement de la cohésion sociale et l’abstraction des clivages communautaires en vue de la promotion du vivre-ensemble est l’un des défis majeurs à relever dans la région. El hadji Tchazodji a invité les participants à jouer leur rôle pour parvenir à une tolérance zéro aux violences à l’équilibre de la société actuelle en proie à des incessantes crises.
La secrétaire générale du GF2D, Mme Michèle Aguey a rappelé que ce projet fait suite à un précédant mis en œuvre en 2022 et qui porte sur l’implication des jeunes scolaires et extrascolaires dans la prévention des conflits. Elle a réitéré l’engagement de sa structure à poursuivre sa mission aux côtés du gouvernement pour l’épanouissement des populations.
Mme Odéi Meri, parajuriste, et M. Fombi Kofi, professeur de CEG ont confié avoir suivi avec intérêt cette formation qui leur permettra d’être plus actifs sur le terrain. Tout comme les autres participants, ils ont promis restituer les acquis à leur base et veiller au respect des droits humains dans la commune.
ATOP/JK/MEK






