
Lomé, 15 nov. (ATOP) –Les travaux de la 3è édition de Africa financial industry summit (AFIS) visant à élaborer des solutions concrètes aux nombreux défis posés au secteur afin de construire davantage une industrie financière panafricaine, des services financiers inclusifs, innovants et durables ont été ouverts, le mercredi 15 novembre, par le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé.
Près de 1000 leaders de l’industrie financière, banquiers, assureurs, fintechs, opérateurs de marchés de capitaux et de mobile money, décideurs politiques et régulateurs prennent part à cette édition, placée sous le thème : « Construire une industrie financière africaine de classe mondiale : une opportunité à 1500 milliards de dollars », pour réinventer la finance africaine.
Pendant deux jours, des leaders de la finance africaine vont axer leurs échanges sur les stratégies de relance des économies africaines, assurer la libre circulation des capitaux et l’harmonisation des régulations et retenir des talents cruciaux. Ils vont élaborer des pistes d’action indispensable pour créer une industrie financière africaine de classe mondiale autour de quatre grands défis à savoir, comment attirer les milliards détenus par les investisseurs institutionnels africains vers la finance locale ? quelles collaborations pour retenir et faire grandir les talents indispensables au secteur, notamment à sa transformation digitale ? Libéralisation des mouvements de capitaux, harmonisation des régulations, normalisation de la prime de risque africaine, réformes prudentielles : quelles pistes explorer pour accélérer l’émergence de champions africains de la finance ? et Finance climat, titrisation, tokenisation : comment libérer l’innovation ?
Le chef de l’Etat s’est réjoui du fait que la coopération africaine constitue un fil rouge d’AFIS 2023 à travers ces différentes thématiques. Il a indiqué que le thème de cette 3è édition est très pertinent : « Le Togo s’est engagé depuis longtemps, dans la construction et la concrétisation de l’unité panafricaine, mais aujourd’hui, c’est le secteur financier qui nous intéresse. Pour cela, il faut maintenir les activités de crédit qui démontre la résilience de ces secteurs malgré le durcissement manifeste des conditions de crédit. En Afrique de l’ouest, poursuit-il, le financement du secteur privé a conservé son dynamisme les créances sur l’économie ont connu une croissance annuelle de 11,6% en août 2023 après un taux de 15% le mois précédent. De manière plus général, dit-il, le marché des services financiers en Afrique devrait connaître une croissance significative les années à venir avec une augmentation annuelle d’environ 10% pour atteindre environ 230 milliards dollars de revenus d’ici 2025. Le développement est très largement porté par l’adoption rapide des Fintech soutenues l’augmentation de la possession des smartphones, la réduction des coût d’accès à l’internet et une population jeune en croissance rapide et de plus en plus urbanisée. Ainsi début la pandémie, le dynamisme du secteur est extraordinaire. Ainsi présenté, la vie semble prometteuse », a-t-il conclu.
Le vice-président Afrique de la société financière internationale (IFC), Sergio Pimenta, a pour sa part, rappelé que le secteur financier a un rôle essentiel à jouer dans le déploiement des modèles financiers, ainsi il s’agit pour lui d’accompagner l’émergence d’une Afrique plus inclusive et plus connectée.
La cérémonie d’ouverture a été suivi du premier panel intitulé « Construire une industrie financière africaine de classe mondiale : une opportunité à 1500 milliards de dollars » et d’une conversation avec Jeremy Awori, CEO du groupe Ecobank et Serge Ekué, président de la BOAD. Le Baromètre de l’industrie financière Africaine 2023 a été également présenté.
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