
Lomé, 25 nov. (ATOP) – L’Association des industriels de la filière oléagineuse (AIFO) de l’UEMOA et de la CEDEAO a tenu sa 23e session ordinaire de l’Assemblée générale, le vendredi 24 novembre à Lomé.
La rencontre a réuni les directeurs généraux des unités industrielles, membres de AIFO-UEMOA-CEDEAO et des représentants résidents des organismes internationaux. Elle a pour but de mener des discussions sur toutes les actions nécessaires pour impulser l’émergence d’une industrie des oléagineux compétitive, dynamique et moderne. Il est question également de revoir les stratégies à adopter afin de lutter contre la concurrence déloyale.
Les participants ont suivi la présentation des sociétés membres, le rapport d’activité du bureau exécutif de novembre 2022 à novembre 2023, le rapport financier. Ils ont également mis en place des organes de AIFO-UEMOA-CEDEAO avec l’élection du trésorier général et le renouvellement du mandat du Commissaire aux comptes. Les travaux ont porté aussi sur l’examen du plan stratégique 2023-2025 ; celui du projet de budget 2024 et sur la fixation du montant de la cotisation annuelle 2024 ainsi que du délai de son versement.
La cérémonie d’ouverture a été suivie de la signature d’un Mémorandum d’entente entre AIFO-UEMOA-CEDEAO et Catholic relief services (CRS) dans le cadre de son projet d’enrichissement alimentaire à grande échelle en Afrique de l’ouest (LSFF)
La représentante du ministre en charge du Commerce, Mme Afawoubo Afi a indiqué que l’importance de l’industrie des oléagineuses dans l’économie sous régionale et du Togo n’est plus à démontrer du fait que ces entreprises contribuent à la création de la valeur ajoutée au sein de l’espace communautaire. Elle a promis que le Togo accordera une attention particulière aux propositions et recommandations qui sortiront de la rencontre.
Respect des normes de qualité et sanitaires
Le président de AIFO-UEMOA-CEDEAO, Christophe Ignace Koreki a énuméré les principaux objectifs qui ont été assignés à AIFO depuis sa création en l’an 2000. Ils sont, entre autres, participer à la réduction de la pauvreté ; soutenir les industries de transformation des matières oléagineuses et maintenir la coopération technique entre les sociétés industrielles des pays de l’UEMOA et renforcer la commercialisation régionale. Il a rappelé qu’au cours de ces 23 dernières années, et au regard des objectifs qui ont conduit à la création de l’Association, AIFO-UEMOA-CEDEAO a fonctionné, avec des succès, des échecs, ses limites, ses forces, ses faiblesses, mais aussi avec une résilience face à l’évolution des contextes politiques et économiques des pays membres, ainsi que du contexte mondial, ce qui lui a d’ailleurs ouvert des opportunités de consolider son positionnement interprofessionnel sous régional et son label interafricain. La filière oléagineuse reste toujours confrontée, dit -il, à de nombreuses problématiques, soit spécifiques aux Etats membres soit communes à l’ensemble de la zone. Il s’agit notamment, de l’application des mesures tarifaires engagés dans le cadre du Tarif extérieur commun (T.E.C) prévus pour être les bases de la compétitivité des industries des pays membres et l’intégration économique régionale; les barrières douanières interpays défavorables à l’unification des espaces économiques; l’invasion du marché sous-régional par des huiles importées frauduleusement (ou légalement) d’Asie sans respect des normes de qualité et sanitaires et l’absence de mécanisme de fixation des matières premières.
Le 1er vice-président de l’AIFO, Thierry Awesso, Président directeur général de la Nouvelle industrie des oléagineux du Togo (NIOTO), qui accueille la 23e session, a réaffirmé son engagement dans une nouvelle dynamique de collaboration franche et cordiale en vue de l’atteinte des objectifs de l’association. Il a dénoncé une situation qui met en péril l’existence des industries nationales, si elle perdure. « La filière oléagineuse se trouve confronter à une problématique de compétitivité, notamment celle liée à la faible disponibilité et au prix d’acquisition trop élevé de la matière première et à celle de la concurrence déloyale des huiles importées », a-t-il évoqué. Il a souligné que les conditions de la concurrence saine et loyale doivent être rétablies, au risque de voir disparaître les activités de trituration, pour faire place à de simples opérations de négoce avec des conséquences désastreuses pour les économies et les concitoyens. « Il y a donc urgence, d’agir, et d’engager des actions nécessaires pour impulser une dynamique nouvelle en vue d’assainir les environnements industriel et commercial. Pour venir à bout de toutes ces préoccupations », a poursuivi M. Awesso. Il a insisté sur la matérialisation des recommandations qui doit passer inévitablement par la manifestation d’une ferme volonté commune, scellée par un pacte, partenariat public-privé.
AIFO-UEMOA-CEDEAO a pour objectif de promouvoir l’industrie comme socle de développement, moteur de croissance durable et générateur de mains d’œuvre.
ATOP/SED/TD






