
Sokodé, 3 déc. (ATOP) – Le comité d’organisation de « La semaine de la tolérance » dans la préfecture de Tchaoudjo a animé, le samedi 2 décembre à Sokodé, une conférence de presse sur la première édition de « La semaine de la tolérance ». Cette édition, parrainée par un « digne fils du pays » est prévue se tenir dans la dernière semaine du mois de décembre.
« La semaine de la tolérance » a pour objectif de promouvoir cette valeur, la restaurer et la perpétuer dans la préfecture. Elle est le produit de deux associations à savoir Repère Collectif basée à Sokodé et Tchaoudjo Diaspora dont le président est Tchakala Tamimou, résidant en Belgique.
Le secrétaire du comité d’organisation et coordonnateur de Repère Collectif, Tchakala Moutafa explique que le choix du concept tolérance pour cette édition part du constat selon lequel « sans la tolérance l’on ne peut vivre une paix réelle ». En effet, l’intolérance reste la principale cause des conflits, des violences, du manque de pardon, de la haine et de l’extrémisme violent selon lui. Il estime que la préfecture de Tchaoudjo a besoin de la tolérance car c’est sur la base de cette valeur qu’on peut construire une paix durable et qui est garante de tout développement. M. Tchakala a fait savoir que cet évènement est aussi une manière pour eux de commémorer en différé la Journée internationale de la tolérance qui est célébrée chaque 16 novembre.
Ce premier acte sera marqué par un semi-marathon civil et militaire féminin, un tournoi de football interprofessionnel, un grand spectacle de défilé de mode et de prestations d’artistes et un conseil de sage ou une forme de dialogue intergénérationnel sur les valeurs qui ont rapport avec la tolérance, la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble.
Le président du comité d’organisation, Morou Mohamed Raabiou a martelé que rien ne pourra se réaliser sans la paix et l’absence de la paix est souvent conditionnée aussi par l’absence de la tolérance. C’est pourquoi, d’après lui, les thématiques sur la tolérance, la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble seront suffisamment étayée durant toutes les activités prévues. La finalité, dit-il, c’est que ces valeurs s’enracinent et grandissent dans les cœurs pour produire des fruits de la tolérance et de la paix.
Selon les organisateurs, l’activité est projetée sur la période susmentionnée parce que c’est un temps propice à la grande mobilisation. Avec les fêtes de fin d’année, les congés scolaires, la célébration de la fête traditionnelle Adossa-Gadao, ils sont sûrs de mobiliser et toucher le maximum de personnes avec leurs messages.
Adhésion des sages et des jeunes au projet
Présent en cette rencontre en tant que sage et ambassadeur de la paix, M. Tchakala Moumouni a félicité les porteurs de ce projet parce qu’ils s’investissent dans une cause noble. Pour lui, la tolérance est importante et doit être un symbole pour tous, car pour garantir une paix solide et durable, il faut d’abord se tolérer. « Lorsque les civils et les corps habillés vont se retrouver c’est chose fascinante, cela les amène à la vraie cohésion sociale », a-t-il affirmé.
Le président des jeunes de Tchaoudjo, Ouro Gnani Tchagandi a témoigné sa reconnaissance aux promoteurs et au « digne fils du pays » qui parraine cette activité. Il a également exprimé l’adhésion des jeunes à ce projet qui célèbre les valeurs que prônent le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé et dont la jeunesse de Tchaoudjo et celle du pays tout entier a besoin.
L’association Repère Collectif œuvre dans l’entrepreneuriat des jeunes, l’éducation et la promotion de la culture de la paix. Tchaoudjo diaspora, c’est une association de la diaspora regroupant les fils et filles de Tchaoudjo résidant à l’extérieur du pays, notamment en Europe. Elle s’investie dans la promotion de la paix et le développement de la préfecture.
ATOP/MEK/KYA






