
Lomé, 14 déc. (ATOP) – La 12ème réunion de la 3ème session du Cadre Permanent de Concertation (CPC) s’est tenue le mercredi 13 décembre à Lomé sur l’audit du fichier et le découpage électoral.
Les responsables ou représentants des partis politiques ont abordé les questions sur les préparatifs des élections législatives et régionales, notamment la présentation de l’audit du fichier électoral ; et les préparatifs du double scrutin. A ces points s’ajoutent ceux contenus dans le courrier de l’Alliance national du changement (ANC) adressé au chef de l’Etat et renvoyé au CPC pour discussion. Ce contenu porte sur le découpage électoral et le renouvellement des institutions de la République.
Les participants ont déclaré avoir discuté sans tabous sur les points évoqués et ont fait des propositions qui seront déposées sur la table du gouvernement pour appréciation.
Le président du Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD), Me Mohammed Tchassona Traoré a indiqué que « les grandes questions qui ont retenu notre attention, sont les questions du fichier électoral, les questions du découpage électoral, les questions des institutions qui demandent à être renouvelées, On a fini notre réunion sur la question essentielle du découpage électoral, et nous sommes allés sur une proposition d’élargir le nombre des députés à l’assemblée nationale sur la base de ce que nous avons comme communes, de sorte qu’il ait au moins un député par commune ».
Le président national du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), Daté Yao a dit que ce qui est important, « c’est de tout faire pour que ces élections, soient des élections libres et transparentes pour tous les Togolais et qui donnent un résultat pour le développement du Togo, c’est pour ça qu’il faut discuter sur tous les sujets. C’est pourquoi nous ne devons pas nous précipiter ».
Le secrétaire général adjoint de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), Manti Kwami dit que « son parti ne fait pas la fixation sur la question du découpage électoral, mais c’est une question de droit, il faut nécessairement que les populations togolaises soient de façon égales dans la représentation nationale au niveau de l’assemblée, et qu’il ne serait pas bien qu’un nombre important de la population désigne peu de députés, alors qu’un nombre moindre désigne plus de députés, étant tous des citoyens. Nous sommes heureux que cette question ait retenu l’attention du CPC, et qu’on a accepté en parler, des propositions qui ont été faites, nous espérons que cette question va être réglée en tenant compte du principal critère qui est le critère démographique ».
Le secrétaire exécutif de l’Union pour la République (UNIR), Atcholi Aklesso, a dit que « les discussions ont été franches et sincères, et qu’au CPC, il n’y a pas de sujets tabous, comme le gouvernement l’a souhaité, donc nous avons discuté des questions portant sur l’organisation des prochaines élections législatives et régionales. La question du découpage électorale, n’est pas une question inhérente à notre seul pays. Au niveau du parti UNIR, nous en avons toujours discuté. Ce matin nous avons apporté aussi notre contribution pour trouver cette solution à ce problème qui revient à chaque fois qu’il y a les élections législatives. Cette fois-ci nous avons fait une bonne avancée. Je reste optimiste, parce que tous les partis politiques présents, ont fait des propositions allant dans le sens de l’amélioration du nombre des représentants à l’Assemblée nationale ».
Le président du CPC, Pacôme Adjourouvi a rappelé que « le CPC a pour objectif d’évoquer tous les sujets qui sont de nature à élever le débat national. Des questions ont été abordées. Au-delà des questions du fichier électoral et du découpage électoral, la question de voir comment il faut faire venir ceux qui ne sont pas encore autour de cette table là pour que nous préparions ensemble les grands rendez-vous de notre pays. Des propositions ont été faites pour plus de représentations de tout le territoire de notre pays, mais pas que sur la base de la démographie, à côté de la démographie, il y a aussi l’éthique, il y a la solidarité entre les territoires, et tous ces éléments doivent être pris en compte pour arriver à quelques choses qui est acceptable pour nous. Ce qui a été proposé et que j’ai entendu, moi, me satisfais, puisqu’il y a un dénominateur commun, c’est de faire en sorte que sur les communes qui ne sont pas discutées, que chaque commune puisse disposer d’un représentant à la représentation nationale ».
Avant l’entame des travaux du CPC, le ministre de l’administration territoriale, de la Décentralisation et du Développement des territoires, Col. Awaté Hodabalo a souhaité la bienvenue aux membres du CPC, pour cette 12e séance qui est la toute première séance, après sa nomination à ce poste. Il a félicité son prédécesseur et membres du CPC pour tout le travail abattu.
Cette réunion du CPC s’inscrit dans la droite ligne de la mise en œuvre des recommandations de la Concertation nationale entre acteurs politique (CNAP) mis en place par arrêté du ministère d’Etat du 15 février 2021.
Les discussions vont se poursuivre la semaine prochaine.
ATOP/KYA/GMM






