
Lomé, 14 déc. (ATOP) – Le conseil des ministres marquant la 41e session ordinaire du Conseil d’administration (CA) des Etats membres de l’Ecole africaine des métiers de l’architecture et de l’urbanisme (EAMAU) s’est ouvert le jeudi 14 décembre à Lomé avec plusieurs questions à débattre pour consolider les acquis du cadre institutionnel, organisationnel et financier de l’institution.
Cette session, précédée de deux jours de travaux des experts des 14 Etats membres, permet d’évaluer les activités de l’institution de l’année 2022-2023 et de renouveler l’équipe dirigeante de l’institution qui arrive au terme de son mandat après huit ans d’activités. Les ministres doivent également plancher sur les dossiers les plus préoccupants de l’école, notamment le budget 2024 qui a connu une augmentation de 13% due essentiellement à la cherté de la vie et au recrutement de 3 enseignants et 9 personnels par le cabinet « Cible RH ».
Au cours des travaux, les ministres vont discuter aussi des initiatives en cours notamment le développement d’EAMAU Expertise, d’évaluer les progrès accomplis et de formuler les stratégies innovantes pour répondre aux besoins changeants de l’environnement.
A l’ouverture des travaux, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Prof. Majesté Ihou Wateba a relevé que l’espace sous régional est confronté à plusieurs défis et l’EAMAU n’est pas épargné à ces défis qui sont « énormes et grands ». L’une des difficultés de cette organisation qui est dans sa 48e année d’existence, d’après le ministre est la question de finance notamment la contribution des Etats membres.
Le Togo, en sa qualité de vice-président statutaire de l’organisation, à travers son ministre, a insisté sur EAMAU Expertise, qui se veut un chantier d’innovation, qui « permettra de lever des fonds et de doter l’institution de moyens suffisants pour s’autodéterminer dans la mesure où les Etats ne devront pas toujours comme des vaches à lait donner des moyens à l’EAMAU ». Aujourd’hui, dit-il, nous devrons aller sur le marché des contrats, chercher de l’argent, lever des fonds et introduire dans le cursus des étudiants en formation, la question de management, d’élaboration de projets et de financement. Il a émis le vœu que les décisions qui sortiront de ce conseil des ministres permettent à l’institution de grandir et de franchir « un pas essentiel » dans son parcours.
La présidente du Conseil d’administration de l’EAMAU, Mme Reine-mère Ketcha Célestine, ministre de l’habitat et du développement urbain du Cameroun a relevé que les attentes de l’EAMAU sont grandes. Parmi celles-ci figurent le positionnement de l’institut en tant qu’école de référence dans la formation des professionnels du domaine de l’architecture et de l’urbanisme, assurer le rôle de leadership dans la recherche, l’innovation et la mobilisation des ressources dans son domaine.
Pour elle, la formation à l’EAMAU devrait s’étendre sur le positionnement des politiques de développement des villes africaines et sur la qualité des édifices humains répondant aux besoins des populations. Se faisant, dit-elle, l’institution devra servir de véritable baromètre pour la prise de décision des gouvernants autour de grands enjeux du temps à savoir le phénomène d’urbanisation, la prolifération des habitats spontanés et marginalisation des populations, la délivrance des services urbains, les changements climatiques, le transport et la sécurité au sein des villes africaines.
Le directeur général de l’EAMAU, Dr Moussa Dembele s’est dit conscient des grands enjeux stratégiques indispensables à la vie et au développement de l’EAMAU. Il a affirmé que l’institution connait aujourd’hui, un remarquable mouvement de renaissance et compte poursuivre sur la même voie pour atteindre les objectifs contenus dans le plan de développement 2023-2030.
ATOP/AJA/SED






