
Lomé, 15 jan. (ATOP) – Les ressortissant du canton de Ténéga (préfecture de Doufelgou) à Lomé ont exécuté, le samedi 13 janvier à Lomé, leur danse traditionnelle « Djindjeegou », édition 2024. C’était en présence du chef coutumier des ressortissants dudit canton à Lomé, Bassou Kataya, du président de l’Amicale des ressortissants du canton de Ténéga à Lomé (ARCATEL), Bassimbako Kokou Hadah et des cadres du milieu à Lomé.
Trois danses ou mouvements coordonnés avec des rythmes différents se sont alternés, entretenant ainsi une ambiance festive à cette occasion de retrouvaille des ressortissants du canton de Ténéga à Lomé. Il s’agit notamment de « Dagabina » où tous les tamtams sont mis en branle ; de « Kadjaka » ; de « Kamgou » ou de « Fokabina » où juste deux tamtams sont joués, mais plus rythmé que les autres. Lors de ces différentes danses, les accoutrements diffèrent selon le sexe.
Les hommes en «Kouyadougou», c’est-à-dire les cauris attachés tout autour de la hanche et en « Bora » des instruments au pied qui font tous du bruit, des castagnettes en main et des cornes d’animaux sauvage ainsi que des plumes d’oiseaux rares, confectionnés sous forme de chapeau à la tête pour ceux qui sont spirituellement forts, se distinguant ainsi des autres hommes. Les femmes quant à elles, en « Kpandjama » des instruments traditionnels de musique attachés au pied, des castagnettes en main et portant des paniers hors du commun et allongés sur la tête appelés «Yakdansoli», sont rangées à mettre en exergue les valeurs culturelles de ce canton.
Aussi bien les hommes que les femmes, accompagnés de leurs enfants (qui ont du mal à les suivre), aux pas cadencés, dans un mouvement d’ensemble bien répété et unanime ont, durant trois heures d’horloge, retenu l’attention et charmé avec leur accoutrement, les spectateurs émerveillés, qui essaient à leur tour de les imiter sans succès.
Cette danse traditionnelle est à l’actif de l’ARCATEL. L’objectif est de perpétuer la tradition en donnant l’opportunité aux enfants qui ne sont jamais allés au village d’en tirer profit surtout des danses de leur canton d’origine.
Selon M. Bassimbako Kokou, d’abord, à l’origine la danse Djindjeegou s’exécute à l’occasion du décès d’une vielle ou d’un vieux à partir de 70 ans et plus qui a fait son temps. Quand il s’agit d’un vieux on parle de « Dagabina », mais quand il s’agit d’une vielle on parle de « Fokabina ». Ensuite, au fil des années, elle s’organise pour dire merci aux mânes des ancêtres d’avoir favorisé une bonne récolte à la fin des saisons agricoles. « Aujourd’hui, Djindjeegou s’exécute à Lomé pour que nos enfants qui n’ont jamais été au nord vivent les danses de leur tradition, afin qu’ils ne les perdent pas de vue. Il s’agit aussi de se retrouver dans une ambiance de convivialité et saisir l’occasion pour se souhaiter les vœux et partager un pot, durant les périodes de fêtes de fin d’année », a expliqué le président de l’ARCATEL.
ATOP/AR/KYA






