
Sokodé, 15 jan. (ATOP) – La fête Adossa-Gadao de la communauté Tem de la préfecture de Tchaoudjo, comme de tradition, s’est poursuivie, le dimanche 14 janvier, avec l’exécution de la danse « Kosso » par de milliers de femmes rassemblées au stade municipal de Sokodé.
Cette manifestation culturelle s’est déroulée en présence du ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, Foli-Bazi Katari, des autorités administratives, politiques et traditionnelles.
Les femmes Tem, vêtues de tenues traditionnelles et magnifiquement parées, ont chanté et exécuté la danse « Kosso » en cercle pendant près de deux heures d’horloge en balançant leurs pagnes de droite à gauche et vice-versa sous les ovations du public. Cette danse permet d’exhiber la beauté de la femme Tem, une beauté naturelle qui se reflète à travers sa tenue vestimentaire, c’est-à-dire, la beauté des pagnes et parures traditionnels qu’elle porte. Elle est réservée seulement à la femme et à la jeune fille Tem et s’exécute au lendemain de la fête Adossa-Gadao en soutien aux jeunes initiés.
Mme Touré-Coubadja Haoulatou épouse, Korecondé, leader d’un groupe de danseuses, explique le sens de cette danse. « La danse Kosso a pour origine Djougou, au Bénin. Nos tantes ont vu cette danse s’exécuter là et l’ont copié », a-t-elle confié. Mme Touré-Coubadja précise que « pour danser Kosso, la femme ou la jeune fille doit porter une tenue traditionnelle ». Elle souligne que « cette tenue vestimentaire est notre identité, celle de la femme Tem, de la femme Kotokoli. Cela traduit ce que nos arrières parents ont fait, c’est une perpétuité de la tradition Tem ». Mme Touré-Coubadja félicite leurs mamans pour avoir perpétué cette tradition. « La danse Kosso, fait la fierté de la femme Tem et nous remercions nos mamans de l’avoir perpétué », a-t-elle dit, saluant la volonté des jeunes filles de conserver cette tradition. « Vous voyez les jeunes filles impliquées dans cette danse, elles sont entrain de suivre nos pas », se réjouie-t-elle. « Notre souhait c’est que cette danse qui représente l’identité de la femme Tem, qui valorise la beauté de celle-ci et qui fait sa fierté soit immortalisée », a conclu Mme Touré-Coubadja.
En marge de cette danse, les spectateurs ont suivi une séance de course et danse des chevaux.
ATOP/MEK/KYA






