
Sokodé, 5 fév. (ATOP) – L’association Femmes actives pour le développement (FAD) a célébré son dixième anniversaire, le samedi 3 février à Sokodé, à travers une rencontre d’échanges sur l’éducation des enfants.
Cette rencontre s’est déroulée en présence en présence du ministre de l’Environnement et des ressources forestières, Foli-Bazi Katari. Elle a permis aux membres de ladite association, d’évaluer le chemin parcouru et de définir des perspectives pour un meilleur impact de leurs actions. Elle leur a également servi de cadre pour échanger sur l’éducation des enfants. La célébration de ce jubilé d’étain a été également l’occasion de présenter aux adhérentes le nouveau bureau exécutif de douze membres, présidé par Mme Ayéva Abibata épouse Morou.
Les participantes ont planché, entre autres, sur l’encadrement à donner aux enfants pour leur meilleur devenir, à quel moment commencer l’éducation d’un enfant, comment faire naitre la confiance au sein de la cellule familiale et comment instaurer le dialogue intergénérationnel dans la famille. Elles ont également débattu des conséquences d’une mauvaise éducation des enfants.
La présidente sortante et sage-femme à la retraite, Mme Tchagnao Leyla explique que l’enfant est plus proche de sa maman, c’est pour cela que les membres de leur association se retrouvent d’habitude, pour parler de l’éducation de leurs enfants. Elle a souligné les bienfaits d’une bonne éducation d’un enfant pour l’enfant lui-même, sa famille, la société et le pays tout entier. Pour l’intervenante, les conséquences d’une mauvaise éducation de l’enfant sont dramatiques, c’est pourquoi, d’après elle, personne ne voudrait que son enfant soit mal éduqué. A l’entendre, une bonne éducation de l’enfant est plus qu’une nécessité aujourd’hui au regard du contexte sécuritaire actuel dans la sous-région et au Togo marqué par le terrorisme et l’extrémisme violent. « Avec ces menaces sécuritaires, il est impérieux que chaque enfant soit bien éduqué afin qu’il y ait de l’harmonie dans nos familles. Et s’il y a cette harmonie, l’enfant n’hésitera pas à dire ce qu’il a vu dehors à ces parents et ces derniers lui diront aussi ce qu’il y a lieu de faire », a-t-elle dit. Mme Tchagnao s’est aussi appesantie sur les bienfaits de la réinstauration du dialogue familial qui tend à disparaitre avec l’apparition des Technologies de l’information et de la communication (TIC) et surtout leur mauvais usage.
La nouvelle présidente, Mme Ayéva a renchéri en disant que la femme joue un grand rôle dans l’éducation d’un enfant, c’est pourquoi l’association prend soin de former ses membres pour bien remplir ce devoir en sachant que les papas sont le plus souvent absents. Elle a souligné qu’en éduquant bien leurs enfants les femmes peuvent changer positivement beaucoup de choses dans le pays.
Le ministre Foli-Bazi a félicité l’association FAD pour la célébration de ses dix ans d’existence. Il a également salué le thème de cette rencontre d’échanges qui concourt à former une jeunesse digne, capable de contribuer au développement du pays dans la paix, l’union, la cohésion sociale, le vivre-ensemble et la tolérance, des vertus qui sont très chères au chef de l’Etat, Faure Gnassingbé. Le ministre a encouragé les femmes à persévérer dans la bonne éducation de leurs enfants, relève de demain. M. Foli-Bazi a, pour finir, prodigué des conseils aux femmes pour l’atteinte de leurs objectifs.
Créée en 2012, l’association FAD est basée à Sokodé. Elle œuvre pour le développement, l’autonomisation et l’épanouissement de ses membres. En dix ans, elle a initié plusieurs activités, notamment des sensibilisations des femmes à la citoyenneté, des formations sur les activités génératrices de revenus, des tontines pour accorder des prêts sans intérêt aux membres qui sont moins nanties, la création des groupements solidaires, et des rencontres d’échanges sur divers sujets.
ATOP/MEK/JK






