
Bassar, 28 fév. (ATOP) – Un atelier de renforcement des capacités sur les techniques simples de refoulement des éléphants, la gestion des conflits hommes-éléphants et la législation en vigueur en matière d’aires protégées s’est tenu du 26 au 28 février à Bassar.
L’atelier a réuni une soixantaine de délégués de structures communautaires de la préfecture riveraines du Parc National Fazao Malfakassa (PNFM) et les agents de surveillance (écogardes). Il est organisé par le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières et financé sur les fonds propres de l’Etat. La rencontre fait suite à celle organisée du 20 au 22 février à Djarkpanga dans la préfecture de Mô.
La formation vise à développer les compétences des acteurs pour la conservation des éléphants et la réduction des conflits hommes-éléphants autour de cette aire protégée. Elle vient aussi sécuriser les populations d’éléphants à travers la réduction des conflits hommes-éléphants, améliorer les conditions de vie des populations locales et la cohabitation entre hommes et animaux du PNFM. Il s’est agi aussi de renforcer les compétences des communautés riveraines du parc, de son personnel et autres parties prenantes au niveau de la préfecture de Bassar en techniques communautaires de gestion des conflits hommes-éléphants, des interfaces aires protégées -périphéries en gestion des conflits autour des aires protégées. Elle est assurée par plusieurs cadres du ministère de l’Environnement et des Ressources forestières au-devant desquels le chef division des ressources forestières, Lt/Col Aboudou Mensah.
Les participants ont été édifiés sur les conflits hommes-faune ; l’historique des conflits, la définition et origine des conflits, les impacts de ces conflits, les stratégies et problématiques des attaques des éléphants, les raisons de protection des éléphants et les études de cas. Ils ont également eu des discussions en plénière sur les méthodes actuellement utilisées par les paysans riverains du PNFM pour réduire les conflits et l’identification de leur limites en vue de leur amélioration. Les travaux ont porté également sur la législation nationale et internationale en matière d’aires protégées.
Le représentant du préfet, Natchaba Maliki a salué la tenue de cette formation qui est un canal de gestion efficace des aires protégées et les conflits hommes-éléphants. Il a témoigné sa gratitude au chef de l’Etat et le gouvernement pour cette initiative salutaire. M. Natchaba a exhorté tous les bénéficiaires à restituer les connaissances acquises au cours de la formation au sein de la population en vue de l’atteinte des objectifs visés.
Le directeur régional de l’Environnement et des Ressources forestières de la Kara, Cdt Akounda Bada a souligné que dans le Parc national Fazao Malfakassa le plus grand problème qui oppose les communautés locales et les gestionnaires, est le conflit homme-éléphant. « La population d’éléphants en plein croissance au Togo s’y concentre et subit les pressions des communautés locales installées dans et autour du parc. Cette formation vient à point nommé apporter des approches de solution à ce problème », a-t-il relevé. Le Cdt Akounda a appelé les riverains du parc à une prise de conscience plus accrue sur l’envahissement du parc et à la pratique des activités illicite dans cette aire protégée.
L’atelier a regroupé des représentants des Associations villageoises de gestion participative des aires protégées (AVGAP), des Comités villageois de développement (CVD), des propriétaires terriens, des agriculteurs victimes des conflits hommes-éléphants, des chefs traditionnels ainsi que des écogardes et cadres du ministère.
Le Parc National Fazao-Malfakassa est la seule aire protégée du Togo qui abrite en permanence les populations d’éléphants à savoir les éléphants de forêt et les éléphants de savane ; les deux espèces estimées à plus de 200.
ATOP/SKP/KYA






