
Kara, 28 fév. (ATOP) – Un atelier de clarification des valeurs liées à l’avortement en vue de partager des discours positifs pour lutter contre les avortements clandestins s’est tenu les 26 et 27 février à Kara, au profit des professionnels des médias, des chargés de communication, ainsi que des blogueurs des réseaux sociaux de la préfecture de la Kozah.
Cette activité intervient dans la mise en œuvre du projet « Comprehensive Abortion Care Hewlett ». Elle est initiée par l’Association togolaise pour le bien-être familial (ATBEF) en collaboration avec Hewlett Foundation et l’appui technique et financier de l’International Planned Parenthood Federation (IPPF) Africa regional Office (Fédération Internationale pour la Planification Familiale).
L’objectif est de renforcer les connaissances des participants susciter la transformation des attitudes face aux questions d’avortement, de maîtriser les stratégies de sensibilisation et outils de rapportage des activités. Il s’agit aussi de les amener à transmettre des messages de prévention et de référer des clientes vers les cliniques de l’ATBEF.
Au cours des échanges, ces acteurs du monde médiatique ont été entretenus sur l’ATBEF, l’exercice de valeurs, les lois internationales et nationales ainsi que les accords sur l’avortement au Togo. Ils ont aussi pris connaissance de la situation des grossesses précoces et l’avortement à risque dans le monde et au Togo, du concept de soins après l’avortement et des directives de l’OMS, en plus de l’élaboration de plan d’action.
Pour la coordinatrice du projet, Mme Kéméalo Bouwem, lorsqu’on parle de projet d’avortement, ceux qui ne saisissent pas le sens du terme, ont l’impression qu’on veut mobiliser les gens autour de cette pratique dangereuse et prohibée par les textes en vigueur au Togo. Il est question, dit-elle, plutôt d’amener la population à lutter contre les avortements clandestins dans les communautés. « Néanmoins, ceux qui le pratiquent quand ils arrivent à l’hôpital dans une situation critique, il faut les prendre en charge et après les mettre sous méthode contraceptive pour qu’ils ne puissent plus reprendre », a-t-elle indiqué.
Le président régional de l’ATBEF, Tsingliou Yao et le coordonnateur régional de l’antenne ATBEF grand Nord, Merveil Baka attendent des professionnels des médias et blogueurs, des activités de sensibilisations, de production des émissions et articles pour une réduction sensible des avortements clandestins et pour une promotion de l’avortement sécurisé selon les conditions définies par la loi au Togo.
Démarré Lomé, cet atelier de clarification des valeurs, se poursuit après Kara, à Sokodé et à Atakpamé.
ATOP/SG/BV






