
Atakpamé, 28 fév. (ATOP) – L’Association petite sœur à sœur (PSAS) a organisé, le mercredi 28 février à Atakpamé, un atelier de réflexion et d’échange à l’intention des autorités administratives et traditionnelles ainsi que des responsables des comités de développement des quartiers, villages et cantons de la préfecture de l’Ogou sur le thème « Les violences basées sur le genre » (VBG).
Cette rencontre d’échange s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Amélioration des conditions de vie et de la santé des filles et des jeunes femmes vulnérables et leurs famille ». Ce projet est financé par l’association Action Medeor et le Ministère Fédéral Allemand chargé de la coopération économique et du développement (BMZ). L’objectif de cette journée est de réfléchir et débattre autour de la thématique des violences basées sur le genre afin d’identifier des actions concrètes à mener dans les différentes communautés de l’Ogou en vue de prévenir ces violences et assurer une meilleure prise en charge aux victimes. Il a été également question de rappeler et éclairer les participantes sur les différentes formes de violences qui existent.
Le thème « Les violences basées sur le genre » a été présenté par le consultant Amétépé Hanam. Il a entretenu les participants sur la situation de l’approche genre au Togo dans les domaines de l’éducation, du travail et de l’économie. Il a fait savoir que d’après le nouveau code pénal modifier, l’article 232 indique : « constituent des violences à l’égard des femmes, tout acte de violence dirigé contre les personnes de sexe féminin qui leur causent ou peuvent causer un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles, psychologiques et économiques ».
Il a expliqué et édifié les participantes sur les différentes formes de violences sévèrement punis par le code pénal en vigueur. Entre autres, des violences à l’égard des femmes en situation de conflits armés ou troubles internes, des violences sur une femme enceinte, femme âgée et femme handicapée, des violences liées à toutes les formes de mariage forcé, des rites dégradants de veuvage, des violences économiques, le harcèlement ainsi que des violences domestiques.
Cette présentation a été suivie de l’organisation des travaux de groupe, d’une série de questions- réponses, des échanges et débats pour éclairer davantage les participants sur la question des violences basées sur le genre. A l’issue des travaux de groupe, les participants ont proposé mener en termes d’action dans leurs milieux respectifs des sensibilisations pour non seulement attirer l’attention des populations sur les conséquences des violences basées sur le genre mais aussi pour cultiver l’esprit de dénonciation des cas de violence à la police ou à la gendarmerie.
La directrice exécutive de l’Association PSAS, Mme Ama Yawo-Akototsè a fait savoir qu’au Togo, la violence sexiste est une réalité et que 3 femmes sur 10 soit 29% ont subi des violences physiques dès l’âge de 15ans. Elle a indiqué que malgré les efforts consentis par le gouvernement avec l’appui des acteurs de la société civile pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles à travers des projets et programmes pour la promotion de l’équité gente, les violences basées sur le genre sont encore récurrentes dans les villes et campagnes. Elle a invité les participants à jouer leur rôle en mettant en application les propositions faites ensemble au cours de cette journée de réflexion pour véritablement éradiquer ce phénomène.
La représentante du préfet de l’Ogou Mme Sena Akuessi a félicité les responsables de l’association pour les efforts consentis au quotidien pour lutter contre les violences basées sur le genre. Elle a souligné que cette action vient à point nommé soutenir la politique du gouvernement en matière de la protection et de la promotion de la femme ainsi que de la jeune fille. Elle a salué l’engagement et la volonté des uns et des autres à jouer leur partition pour éradiquer ce phénome dans les villes et campagnes de l’Ogou.
ATOP/KKT/GMM






