
Lomé,7 mars (ATOP) – La Marche Mondiale des Femmes du Togo (MMFT), un mouvement de lutte contre la pauvreté et les violences a tenu son assemblée générale ordinaire, le mercredi 6 mars à Lomé, consacrée à la redynamisation du fonctionnement du mouvement.
Le MMFT regroupe des structures organisées de la société civile telles que des ONG, Associations, Églises, Syndicats…). Les travaux ont permis aux participants de revoir les orientations stratégiques de la MMFT ; d’adopter les statuts et règlement intérieur ; de présenter les rapports techniques et financiers des deux dernières années du mouvement ; et de définir une stratégie de mobilisation des fonds.
Les échanges ont abouti à la création d’un cadre de concertation et d’orientation communes aux structures organisées de la société civile qui œuvrent pour l’amélioration du statut socio-économique de la femme ; à la facilitation d’échange d’expériences entre les structures de la société civil intervenant dans le développement socio-économique de la femme. Il a été, aussi, convenu de favoriser la participation de la MMFT aux prises de décision au niveau de toutes les instances qui statuent sur les conditions de la vie de la femme ; et de concevoir, en mettant en œuvre, des actions-terrain dans les 7 domaines prioritaires de la MMFT, notamment le micro-crédit, la santé, la formation professionnelle, l’accessibilité aux pièces d’identité civile, la représentativité de la femme dans des instances de décision, les mesures discriminatoires du code togolais des personnes et de la famille et l’accessibilité aux nouvelles techniques d’information.
C’est depuis 2000 que les textes de base de la MMFT (statuts, règlements intérieur) ont été élaborés. Après vingt-quatre ans de cheminement, le besoin de réviser les documents fondateurs de la MMFT, à savoir les statuts et les règlements intérieurs, devient nécessaire pour donner des nouvelles orientations stratégiques à la MMFT.
La présidente de la MMFT, Mme Tatey Adzoavi Nyuito a rappelé que l’année 2023 a été marquée par des défis importants, mais également, des réalisations significatives qui ont contribué à la poursuite de la mission du mouvement. « En tant qu’organisation dédiée à l’autonomisation des femmes au Togo, nous avons contribué, sur le plan national et surtout international où nous avons brillamment participé à la 13ème rencontre internationale de la Marche Mondiale des Femmes à Ankara, en Turquie du 3 au 12 octobre 2023. A cet effet, nous avons contribué à la construction et au renforcement d’un vaste processus d’éducation populaire où toutes les femmes peuvent analyser les causes de leur oppression et de leur discrimination », a-t-elle dit. Mme Tatey a exprimé sa gratitude à chaque membre du bureau ainsi qu’à toutes les organisations et associations qui composent leur mouvement. « Votre engagement indéfectible, votre générosité et votre vigilance ont été les piliers de notre action tout au long de l’année 2023. Je suis convaincue que, grâce à leur détermination collective et celle de nos futurs collaborateurs et partenaires, nous continuerons à progresser et à réaliser des avancées significatives pour les droits et le bien-être des femmes dans notre pays », a-t-elle poursuivi.
Les activités de la MMFT en baisse
Faisant l’historique de la MMFT, Mme Dadjo Balé Mawulé Trésorière du mouvement, a relevé que depuis le démarrage de la marche au Togo le 8 mars 2000, le gouvernement n’a ménagé aucun effort pour soutenir les femmes dans leurs activités qui les ont conduites aux Etats Unis (Washington et à New-York) pour rencontrer, avec d’autres femmes du monde entier, les institutions de Breton-Wood, l’ONU bref toutes les grandes institutions qui pouvaient soutenir les doléances des femmes. « Nous étions là avec tout le monde et les hommes et les femmes de quelle que confession que c’était ; nous étions nombreux à faire assez de bruit avec nos casseroles et cuillères pour réclamer les droits et le bien-être des femmes. Le Togo était représenté par deux personnes. Au retour de cet évènement, nous avons organisé des ateliers et rencontres de sensibilisation pour informer nos autres sœurs du mouvement qui est là et les changements à venir », a-t-elle souligné. Pourquoi le mouvement n’a pas évolué ? « Nous étions représentées à l’extérieur, un peu partout et ça marchait très bien et au fil des jours on participait à des rencontres internationales et un jour au Kenya on nous a demandé de prendre position par rapport à certaines assertions qui ne cadraient pas avec la culture africaine. Les organisateurs ont essayé de convaincre les Africains mais le Togo n’avait pas cédé et par conséquent les projets de notre pays n’étaient plus soutenus. La marche au Togo a connu son petit bonhomme de chemin avec de petit financement par ici par là mais les financements ne venaient plus de la marche mondiale qui soutenait les autres mouvements. On a compris que c’est notre positionnement vis-à-vis de certaines choses que nous n’avions pas accepté qui nous a mise de côté. Aujourd’hui tout le monde a réfléchi et on s’est mis en ensemble. La marche mondiale nous a interpelé de nouveau afin qu’on reparte à zéro, toutefois elle tiendra compte de votre position afin de pouvoir avancer ensemble », a-t-elle conclu.
ATOP/TD/DHK






