
Lomé, 14 mars (ATOP)- L’Agence togolaise de métrologie (ATOMET), structure technique de la Haute autorité de la qualité et de l’environnement (HAUQE), a initié, le jeudi 14 mars à Lomé, une séance de travail avec les directeurs généraux et les gérants des stations d’essence suite aux multiples plaintes des consommateurs.
Cette rencontre a permis d’informer et de sensibiliser les participants sur le respect des stations-services à la règlementation en matière de la métrologie. Ils ont suivi la présentation de la HAUQE ; la présentation et les missions de l’Agence togolaise de métrologie (ATOMET) et les responsabilités des promoteurs des stations-services. Une séance de questions-réponses a permis d’éclairer les lanternes des uns et des autres. Elle a également permis non seulement de mieux comprendre le rôle de chaque acteur mais aussi de prendre des dispositions idoines afin de garantir une bonne utilisation des instruments de mesures.
Le directeur général de l’ATOMET, Sébastien Bataba Bebei a défini la métrologie comme la science des mesures et ses applications. Elle comprend tous les aspects théorique et pratique de la mesure et touche à tous les domaines de la vie et secteurs d’activités. C’est un pilier important de l’infrastructure de la qualité, a-t-il dit.
La Haute autorité de la qualité et de l’environnement (HAUQE) est la structure nationale de la qualité qui regroupe en son sein les structures techniques, piliers de la qualité à savoir : l’Agence togolaişe de normalisation (ATN), l’Agence togolaise de métrologie (ATOMET), le Comité togolais d’agrément (COTAG) et l’Agence togolaise pour la promotion de la qualité (ATOPROQ).
L’ATOMET est donc la structure nationale chargée de la mise en œuvre des activités de métrologie conformément aux textes en vigueur au niveau communautaire et national.
M. Bebei a relevé que les promoteurs de stations-services ont une grande responsabilité en ce qui concerne la conformité de leurs instruments de mesure. Conformément aux articles 18 et 19 de la loi sur la métrologie légale, les détenteurs des instruments de mesure sont tenus, entre autres, de soumettre à la vérification, les instruments de mesure qu’ils détiennent ou utilisent ; assurer l’exactitude, le bon entretien, le fonctionnement correct et l’utilisation légale des instruments qu’ils utilisent dans le cadre de leurs activités ; ne pas gêner ou fausser en quoi que ce soit ou par n’importe quel procédé, le bon fonctionnement des instruments de mesure.
Le directeur général de l’ATOMET précise que le non-respect des dispositions des textes réglementaires entraine des sanctions pénales. Ces sanctions sont constituées des amendes allant jusqu’à dix millions de francs CFA et ou des peines d’emprisonnement allant jusqu’à deux ans (Article 35 et 36 de la loi sur la métrologie légale). Il a invité les consommateurs à prendre le temps de regarder si l’indicateur est zéro avant que le pompiste ne commence le service et à la fin de son service, on doit s’assurer que le montant ou la quantité que nous avons demandée a été servie.
Le président de la HAUQE, Laré Arzouma Botré a déploré qu’ils enregistrent ces derniers temps des plaintes des consommateurs liées aux comportements de certains pompistes. « Actuellement plusieurs vidéos circulent sur les réseaux sociaux incriminant certaines stations-services par rapport aux agissements de ces agents. Comme vous le savez, la main d’oeuvre que les stations-services emploie notamment les pompistes influence grandement sur le résultat de mesure. Face à cette situation, les autorités nous ont instruit de tenir cette rencontre d’information et de sensibilisation sur le respect de la règlementation en matière de métrologie », a-t-il confié.
L’utilisation des instruments de mesure conventionnels en particulier les mesureurs des stations-service, est régie par une réglementation au niveau national et régional afin de garantir la loyauté des échanges et établir la confiance entre le vendeur et l’acheteur ou le consommateur final. ATOP/TD/AJA






