
Tsévié, 9 avr. (ATOP) – Une délégation de l’Assemblée nationale conduite par sa vice-présidente, Ibrahima Mémounatou a échangé, le mardi 9 avril à Tsévié, avec les chefs traditionnels et les groupes organisés de la préfecture du Zio, dans le cadre de la tournée d’information et d’écoute des populations sur la révision de la Constitution togolaise.
La délégation a, en premier lieu, échangé avec les gardiens des us et coutumes du Zio avec à leur tête, Togbui Adjaklo Ehlan IV, président du conseil des chefs traditionnels du Zio. Elle s’est entretenue ensuite avec les groupes organisés et leurs responsables ; ceci en vue de leur présenter les termes de la nouvelle Constitution révisée et de recueillir leurs avis au sujet de cette révision.
La vice-présidente de l’Assemblée nationale a rappelé le rôle et les attributions des députés, en termes de proposition et de projet de lois. Elle a ensuite explicité les démarches légales ayant abouti à la proposition de loi sur la révision de la Constitution pour un changement de régime.
Pour elle, le changement de régime doit régler bons nombres de problèmes liés aux élections dans le système présidentiel ou semi-présidentiel, dans lequel le pouvoir est concentré dans les mains du président de la République, élu directement par le peuple. Dans le régime parlementaire, a-t-elle poursuivi, le chef de l’Etat est élu par l’assemblée et le sénat, avec un président du conseil des ministres issu de la majorité des députés. Mme Ibrahima Mémounatou a ajouté que les partis politiques à l’Assemblée nationale, dans le système parlementaire, peuvent faire coalition et prendre le poste de président du conseil des ministres.
Le président de l’Université de Lomé, professeur Adama Mawulé Kpodar a présenté les différents régimes qui existent dans le monde, dont le régime dictatorial, présidentiel, semi-présidentiel et parlementaire. Au cours de son exposé, il a laissé entendre que le régime parlementaire permet d’établir l’équilibre entre les pouvoirs, donnant lieu à une stabilité favorable aux programmes de développement.
Les échanges ont permis de recueillir l’avis des chefs traditionnels et des populations qui sont dans leur majorité favorables à la révision de la Constitution.
A l’ouverture de la rencontre, le préfet du Zio, Etsè Kodjo Kadévi a adressé sa reconnaissance à l’Assemblée nationale et au chef de l’Etat pour la démarche vers les populations afin de recueillir leur avis sur la question de la révision de la Constitution. ATOP/AKM/AJA






