
Lomé, 10 juin (ATOP) – Le cycliste malien, Diallo Yacouba, maillot jaune à la 2ème, 4ème et 5ème étape est, finalement, déclaré le vainqueur du 29ème tour cycliste international du Togo à l’issue de la sixième et dernière étape, disputée le dimanche 9 juin à Lomé, au classement général individuel au temps.
La sixième étape, Vogan-Lomé (55 Km) suivi sans arrêt d’un circuit à Lomé, le tout faisant 106 Km, a été remportée par le cycliste malien Diallo Yaya en 2h 47mn 54s, soit une vitesse moyenne de 37,880 Km/h. Il est talonné par son coéquipier Togola Moussa (2h 47mn 54s) et par le Burkinabé Monéa Bassirou (2h 47mn 54s). Le Togolais Tchalem Nyouleleng de l’équipe A vient en 4ème position avec le même temps (2h 47mn 54s).
Le maillot du classement général au point est attribué au Burkinabé Monéa Bassirou, celui du sprint intermédiaire au Nigérian Gabriel Udumu et celui du vainqueur de la plus longue échappée à un autre Nigérian, Etim Precious. Le maillot de l’élégance est allé au Togolais Tchalem Nyouleleng et celui du meilleur équipier au Togolais Kako Kokou. Les maillots du plus jeune et du meilleur jeune de l’intégration africaine sont revenus au Burkinabé Soulama Konhaye. Le Mali est désigné la meilleure équipe de ce 29ème tour cycliste international du Togo.
« Ce fut surtout un tour chaud, avec beaucoup d’intensité, mais on a su tenir. Les facteurs qui ont milité en notre faveur pour ce succès sont tout simplement l’engagement, le dévouement, le sentiment de fierté, de rapporter le maillot jaune au pays, c’est ce qu’on a voulu et obtenu. Les autres équipes étaient très bien, au top niveau. Je peux même dire que sur le plan efficacité, il y a des équipes qui pouvaient nous battre s’il y avait plus d’étapes que les six. La première équipe togolaise est bonne et dynamique, avec de bons rouleurs, mais ce qui manque vraiment c’est tout d’abord l’engagement, l’union et surtout les cyclistes de cette équipe n’ont pas été soudés, selon moi », a indiqué le chef de la délégation malienne, Yaya Diabaté.
A ce tour, le Togo a été présent sur toutes les étapes, souligne le Directeur technique national (DTN) de la Fédération togolaise de cyclisme (FTC), Anagonou Godfroid. « Vous remarquerez que sur les six étapes, le Togo est revenu avec le peloton en tête. Maintenant la magie, la rage d’aller affronter l’adversaire, le positionnement à 10m d’arrivée sont des choses qui ont manqué aux cyclistes togolais. Tout ceci est dû au manque de compétions, le réflexe, la capacité d’aller loin. Maintenant on va voir comment refaire les choses pour, corriger tout cela, afin de permettre aux cyclistes d’aller loin », a-t-il ajouté.
Un trophée a été décerné au ministre des Sports et des Loisirs, Dr. Lidi Bessi-Kama pour son accompagnement et son implication pour la bonne réussite de cette édition baptisée « renaissance ». « Ce trophée, en toute humilité va directement au chef de l’Etat, parce que c’est lui qui innove à chaque fois, à travers sa politique de paix et de développement culturel et sportif dans notre pays. Ce trophée est donc une marque de reconnaissance que je transmettrai fidèlement au président de la République, pour lui témoigner toute la gratitude des cyclistes togolais, de la FTC et du promoteur », a précisé la ministre.
En acceptant parrainer ce tour, souligne le promoteur Mmaju Samuel, nous à UK Partners, nous sommes dits que nous pouvons relever ce défi. On s’est également dit, a-t-il poursuivi, qu’en tant que Togolais c’était de notre devoir de reprendre les reines puisque le tour a été géré pendant 28 ans par un expatrier, un français et que ce tour une fois confié à un Togolais, ce dernier saurait mieux valoriser notre pays, la destination Togo, en le réorganisant et en l’améliorant avec des innovations.
« Pour cette première organisation, on peut dire que le bilan est satisfaisant bien qu’il y ait eu quelques ratés. Les difficultés éprouvées étaient au niveau de la logistique. Nous n’avons pas vraiment évalué l’ampleur de ce projet, donc il fallait s’y mettre pour vivre et voir réellement comment cela s’organisait à ce niveau. Je peux donc dire que c’était une année d’expérience, d’apprentissage pour nous, c’était un essai, mais je peux avouer que nous avons réussi ce pari et donc les prochaines éditions nous permettront de voir là où il faut ajuster pour que la fête soit meilleure », a affirmé le promoteur.
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