
Anié, 28 juin (ATOP) – La Journée de l’enfant africain (JEA), édition 2024 sous le thème « l’éducation pour tous les enfants en Afrique : l’heure est venue » a été commémorée le mercredi, 26 juin à Anié.
La journée est organisée par le Conseil consultatif préfectoral des enfants (CCPE) en partenariat avec le Cadre de concertation préfectorale des acteurs de protection des enfants (CCPAPE). L’objectif est de faire le rappel de l’historique de la JEA et faire le point sur les progrès accomplis et les défis à relever en ce qui concerne la réalisation du droit à l’éducation en Afrique.
Cette commémoration a connu la participation des élèves, des parents d’élèves, des cadres de l’éducation, des élèves pensionnaires des Centres de développement des enfants et des jeunes (CDEJ) telles « La Bénédiction » et « Salem Méthodiste » ; des autorités locales, des chefs de services déconcentrés de l’Etat.
La commémoration a été marqué par l’historique de la JEA et des sketchs des enfants des CDEJ. Ceux-ci ont été édifié sur la JEA ; l’importance de l’éducation des enfants à la maison comme à l’école ; les efforts de l’Etat et du gouvernement en matière de développement dans tous les sens. L’assistance a été conviée à dénoncer les cas de violences, des harcèlements ou d’abus sexuels faits aux enfants en l’occurrence des filles en s’adressant à la direction préfectorale de l’Action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation.
Selon cette historique, la JEA a été instituée en 1991 par l’OUA, devenue UA aujourd’hui en mémoire du soulèvement des étudiants le 16 juin 1976 à Soweto en Afrique du Sud où ils ont manifesté pour protester contre la mauvaise qualité de l’enseignement qu’ils recevaient du régime de l’apartheid. Ils exigeaient que l’enseignement leur soit dispensé dans leur langue.
Un bref exposé suivi de débats sur le thème de la JEA 2024 ont été présenté. L’assistance a été renseignée sur le contexte de la célébration de la JEA au Togo ; l’action de l’Etat dans le cadre de la promotion du droit à l’éducation ; les problèmes, difficultés ou défis à relever pour une éducation pour tous les enfants dans la préfecture de l’Anié.
Les membres du (CCPE) ont fait des plaidoyers à l’endroit des autorités communales ; des autorités judiciaires et des forces de l’ordre et de sécurité ; des opérateurs économiques ; des autorités éducatives et scolaires ; des autorités sanitaires. Ce plaidoyer entend participer à l’amélioration du système de protection des droits et de la promotion de la scolarisation des enfants dans la préfecture de l’Anié. Il s’agit pour les autorités locales d’appuyer financièrement le CCPE et de s’impliquer dans son fonctionnement. Pour les autorités judiciaires et des forces de l’ordre et de sécurité, il est recommandé d’interpeler et de sanctionner les auteurs de violences et d’abus faits aux enfants. A l’endroit des opérateurs économiques, il est recommandé d’appuyer le financement des activités et des plans d’actions annuels du CCPE.
Le directeur préfectoral de l’Action sociale de l’Anié, Bararmna-Kabassema Dabrassoma a relevé des évolutions dans l’Anié, notamment l’élévation du taux de scolarité qui évolue d’année en année ; les abus et violences en matière des droits des enfants réduits. Il a plaidé pour que les mairies rendent complètement gratuits l’établissement des actes de naissances.
Le secrétaire du chef canton d’Anié, Kilani Komi a exhorté les parents et les enfants à bien mettre le thème en application. « à l’âge de l’adolescence, il est important de bien encadrer les enfants sans distinction de sexe pour un avenir meilleur », a- t-il laissé entendre.
ATOP/KV/KYA






