
Lomé, 31 juil. (ATOP) – La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a échangé, le mardi 30 juillet à Lomé, avec les organisations féminines et femmes syndicalistes sur le thème « Éduquer et qualifier l’Afrique pour le 21ème siècle » dans le cadre de la commémoration de la journée de la femme africaine observée le 31 juillet.
La CNDH voudrait, à travers cette édition, mettre le focus sur la participation des femmes dans les instances de décisions. Cette journée est une occasion pour les institutions étatiques, les partenaires au développement et les organisations de la société civile en charge des questions liées à la femme africaine de faire le bilan des politiques et programmes mis en œuvre en faveur de gente féminine. Elle offre également l’opportunité à ces acteurs, de noter les défis en vue d’une bonne planification des actions futures.
Il s’agit, en effet, pour le Togo qui s’est engagé, à travers divers textes et mécanismes de 1’Union africaine, de favoriser la mise en œuvre de la participation égalitaire des hommes et des femmes en politique. Il s’agit surtout du protocole à la Charte africaine des droits de 1’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique adopté en 2005 et de déclaration solennelle de l’égalité homme/femme en Afrique de 2004.
Les participantes ont été entretenues lors de la rencontre sur la thématique « La représentation des femmes dans les instances décisionnelles au Togo : enjeux et défis ». Pour la formatrice, Me Kadjaka Abougnima Molga le choix de ce sous-thème se justifie par le fait qu’en dépit des avancées constatées en termes de promotion et des textes juridiques en faveur de la femme au sein des instances décisionnelles, celles-ci sont plutôt rares malgré les efforts de promotion mis en place aujourd’hui. « Ce sous-thème nous permet de mettre en lumière l’état des lieux effectif de la présence des femmes dans les instances décisionnelles à tous les niveaux et de relever les défis en l’occurrence la femme même dans son état position de femme qui n’est pas assez disponible pour occuper les hautes fonctions, il y a l’éducation, l’instruction qui l’empêchent d’accéder aux fonctions clées. Il y a aussi le manque de ressource financière qui l’empêche de se donner les moyens de sa politique autant d’éléments conjugués qui font que les femmes sont toujours à la traine », a-t-elle dit.
Le président de la CNDH, Me Sanvee Kwao Ohini a, de son coté, mis également l’accent sur les avancées du Togo dans la promotion de la femme. Il a relevé aussi que la participation des femmes dans les instances de prise de décision publique et politique, dans la représentativité, voire la participation politique et paritaire des femmes reste encore faible. En effet, le nombre de sièges occupés par les femmes à l’Assemblée nationale en 2024 est de 24,7% contre 18,6 % pour le précédent mandat. Au niveau local, les femmes ne représentent que 13,23% des conseillers municipaux. « C’est donc dans l’optique de contribuer à faire évoluer les mentalités que la CNDH, à travers cette rencontre de partage et d’échanges opte pour le sous-thème « La représentation des femmes dans les instances décisionnelles au Togo : enjeux et défis ». A travers cette thématique, a-t-il poursuivi, la Commission entend échanger avec les participantes, sur les dispositions et mécanismes relatifs à la participation des femmes en politique en vue de susciter auprès d’elles l’engagement dans les affaires politiques. Il a invité les femmes à participer aux débats pour en tirer meilleur profit, afin de susciter davantage de femmes dans les sphères décisionnelles car le Togo a besoin de tous ses fils et filles. « L’Afrique a besoin de vous pour être qualifiée pour le 21°me siècle » a-t-il conclu.
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