
Lomé, 17 nov. (ATOP) – Le panel « Gouverneurs de Banque Centrale/ Unions monétaires : l’avenir de l’Afrique est-il en train de se jouer ? » a mis fin à l’édition 2023 de Africa financial industry summit (AFIS), le jeudi 16 novembre à Lomé.
Ce panel a regroupé des gouverneurs des banques centrales, notamment le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean-Claude Kassi Brou ; celui de la banque centrale de Madagascar, Aivo Andrianarivelo, M. Olayemi Cardoso, gouverneur de « Central Bank of Nigeria » et M. Manuel António Tiago Dias, gouverneur de « Banco Nacional de Angola ».
Modéré par Ramah Nyang, journaliste économique de China Global Television Network (CGTN) Afrique, CGTN/Bloomberg, les points de discussion ont porté, notamment sur la « nationale, commune à l’Afrique, régionale ou BRICS : quelles stratégies monétaires pour prospérer ?» ; «Union monétaire : comment résoudre le problème de la convertibilité des monnaies nationales ?» et «des taux d’intérêt élevés et divergents pourraient-ils freiner l’évolution vers des monnaies unifiées ?».
Le modérateur a fait savoir que « les banques centrales africaines sont au cœur d’un débat politique crucial pour l’avenir monétaire du continent. D’un côté, le bloc élargi des BRICS, sous l’impulsion de l’Egypte et de l’Ethiopie, privilégie la dédollarisation via l’accroissement des échanges en monnaie locale ou une monnaie d’échange commune. De l’autre côté, les nations africaines sont encouragées à former une union monétaire dans le cadre de African Continental Free Trade Area (AfCFTA). Celle de l’Afrique de l’Est, initialement prévue en 2024, est désormais envisagée pour 2031, tandis-que le président kenyan, William Ruto a proposé en juin dernier une monnaie africaine unique, idée qualifiée « d’impossible » par le directeur de la banque centrale d’Afrique du Sud. Dans ce contexte, quelle forme d’union monétaire et de stratégie de monnaie de réserve ou d’échanges commune renforcera la position économique de l’Afrique ? »
Durant les discussions, les points sur la gouvernance économique de l’Afrique et dans le monde, la possibilité de créer une monnaie unique, les dangers du crytomonnaie et les données numériques des transactions ont été évoqués.
Pour les orateurs, le niveau de transaction est faible, l’existence des frontières qui ralentissent les trafics financiers, entre autres, sont des faits qui empêchent la création d’une monnaie unique. Ils ont aussi évoqué l’utilisation de crytomonnaie avec tous les risques afférents et ont envisagé une monnaie numérique dans les banques centrales afin d’accélérer la transaction entre les pays africains.
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