Gadzéfé, 21 août (ATOP) – Une journée de réflexion autour du thème « la collaboration entre les acteurs étatiques et les acteurs communautaires pour une meilleure protection des enfants, des filles et des femmes » s’est tenue, le jeudi 20 août à Gadzéfé.
Cette rencontre a été organisée par l’ONG Petite Sœur A Sœur (PSAS), grâce au cofinancement d’Action Medeor et du ministère Fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ). Elle a réuni des acteurs étatiques et des membres des comités locaux, impliqués dans la protection des enfants ainsi que des organisations de la société civile de la préfecture
L’objectif est de chercher les stratégies et les meilleurs moyens pour assurer une protection efficace aux enfants, filles et femmes. Il s’est agi aussi de présenter aux participants, le travail des comités de protection communautaires afin de susciter la collaboration entre les membres des comités locaux et les autres.
Cette journée a porté essentiellement sur les problèmes rencontrés dans la gestion et la prise en charge des cas de violence et la définition des approches de solutions pour une meilleure collaboration entre tous les acteurs. Le document cadre de fonctionnement a été présenté et les acteurs communautaires ont été conviés à chercher des pistes de collaboration avec les services techniques de leur milieu.
Selon le secrétaire général de la préfecture d’Agou, Messéko Kossia, il revient à tout le monde de faire en sorte que la société mette au premier plan, la protection des enfants et des femmes. « La protection sexuelle de nos enfants n’est pas seulement une affaire des groupes de personnes constituées, mais de nous tous », a précisé M. Messeko.
Le 2ème adjoint au maire de la commune Agou 1, Adzalo Koffi Wowonyo a salué cette initiative de l’association « Petite Sœur A Sœur » et l’a rassurée de sa disponibilité à l’accompagner dans la mise en œuvre de ce projet. Il a invité tous les acteurs à s’y impliquer pour garantir une meilleure collaboration pour la prévention et la prise en charge des cas de violences dans la préfecture.
La directrice exécutive de l’ONG « Petite Sœur A Sœur », (PSAS), Mme Yawo Amah, a relevé les efforts du gouvernement et de la société civile dans la lutte contre les violences basées sur le genre. Elle a indiqué que ces violences constituent une réalité dans les communautés déclarant que « les enfants, les filles et les femmes subissent au quotidien des violences sous toutes ses formes entrainant des conséquences sur leur vie. Pour lutter contre ces violences, disait- elle, des comités de protection, composés des acteurs communautaires, ont été mis en place et formés dans les préfectures d’Agou, de Danyi, de la Kozah et de Vo pour mener des activités de prévention et de prise en charge des cas de violences. Elle a appelé ces comités à collaborer avec les acteurs étatiques et ceux de la société civile pour une prise en charge efficace des cas de violences dans leurs milieux respectifs.
La veille, l’ONG « Petite Sœur A Sœur » a sensibilisé les populations du village de Agou-Nyogbo Nord, au nord de Gadzéfé, sur le même sujet.
A l’occasion, l’assistante suivi-évaluation à PSAS, Mme Kekessi Edem Akossiwa a indiqué qu’il faut accentuer la sensibilisation contre les violences à l’endroit des femmes et des enfants afin d’éradiquer ce fléau de violations de leurs droits dans les communautés à Agou, où le problème reste encore récurrent.
Mme Kekessi a convié les parents à faire confiance à leurs enfants en vue de créer une ambiance de convivialité entre eux et leurs enfants. Elle a indiqué que cette campagne de sensibilisation va permettre à la population de mieux gérer les problèmes des enfants et ainsi assurer leur épanouissement.
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