Lomé, 31 mars (ATOP) – Un atelier régional d’échanges sur les demandes de connaissances scientifiques et de technologies en faveur de l’Agriculture intelligente face au climat (AIC) à prendre en charge par la plateforme de dialogue décideurs-chercheurs en Afrique de l’Ouest et du Centre s’est tenu du 29 au 31 mars à Lomé.
La rencontre a été organisée par le Conseil de l’Afrique de l’Ouest et du Centre pour la recherche et le développement agricole (CAADP-XP4/CORAF). Elle fait suite aux consultations régionales menées par ce Conseil pour aboutir à la revitalisation de l’Alliance de l’Afrique de l’Ouest et à la création de celle de l’Afrique Centrale.
L’atelier a permis de renforcer les relations de partenariats entre le « pôle Offre » ou CORAF et le « pôle Demande » ou Alliances et administrations publiques. Il a servi également de cadre pour consolider les connaissances scientifiques, technologiques et d’innovations en perspective du déploiement de la plateforme de dialogue décideurs-chercheurs en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Les participants ont planché sur la consolidation de l’organisation, le fonctionnement des Alliances AIC d’Afrique de l’Ouest et du Centre, l’appropriation des Contributions déterminées au niveau national (CDN) présentés à la COP 26 (26è Conférence des Parties des Nations Unies sur le changement climatique) et les résultats de la participation des pays de la région à cette conférence. Ils se sont également penchés sur la formulation de demande de connaissances et technologies, l’inventaire d’offres de connaissances et technologiques et l’identification des orientations de la plateforme de dialogue décideurs-chercheurs en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Les conclusions et recommandations de ces assises contribueront, entre autres, au renforcement de l’organisation, au fonctionnement des Alliances d’Afrique de l’Ouest et du Centre en perspective de la mise en œuvre de leurs cadres d’intervention pour la promotion de l’AIC, avec l’appui de la plateforme de dialogue décideurs-chercheurs.
Le représentant des producteurs, Issoufou Porgo, membre de la confédération paysanne du Faso, a relevé la nécessité de créer une synergie entre les parties prenantes. « Il faut que les chercheurs puissent travailler, il faut que les agriculteurs, à travers leurs organisations, puissent avoir accès aux technologies que les chercheurs trouvent, il faut que les gouvernants puissent financer la recherche pour que notre recherche ne soit pas dépendante de l’aide extérieure », a-t-il ajouté.
Selon la FAO, l’agriculture intelligente face au climat (AIC) est une approche qui permet de guider les actions nécessaires pour transformer et réorienter les systèmes agricoles afin de soutenir efficacement le développement et d’assurer la sécurité alimentaire dans un climat changeant. L’AIC vise à atteindre trois objectifs principaux : augmenter durablement la productivité et les revenus agricoles ; s’adapter et renforcer la résilience au changement climatique et réduire et/ou supprimer les émissions de gaz à effet de serre, dans la mesure du possible.
Le CORAF couvre l’Afrique de l’Ouest et du Centre, comprenant 23 pays au sein de deux blocs économiques régionaux : la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEAC). Il s’est engagé à travailler avec ses divers partenaires, notamment les instituts nationaux de recherche agricole, les universités, le secteur privé, les organisations d’agriculteurs et une multitude de partenaires de développement. Le CORAF oeuvre également à stimuler la transformation de l’innovation dans les systèmes agricoles et alimentaires, afin d’être plus résilient au changement climatique et de mieux répondre aux demandes de développement à travers le projet CAADP-XP4.
ATOP/KYA/TD






